Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 22:43

C'était un bar un peu tendance, non pas lounge, ou hype, mais plutôt jeune bobo: un de ces endroits où se retrouvent des jeunes adultes encore étudiants, ou des jeunes diplômés qui viennent de rentrer dans la vie active…

En tout cas, ce n'était pas l'endroit où je pouvais m'attendre à trouver deux cadres dirigeants…

Arrivé depuis déjà une heure, j'avais fait le tour des personnes présentes et je guettais l'entrée en me demandant si mon contact ne s'était pas moqué de moi: en pensant à une probable traitrise, je m'imaginais déjà moult représailles…c'est à ce moment qu'un Directeur -Membre du COMEX- d'une grande entreprise de Télécommunications fit son entrée, suivit quelques minutes plus tard d'un Dirigeant d'une Firme Web.

Ce n'était pas un tuyau percé, bien au contraire: ces messieurs avaient effectivement arrangé un rendez-vous à l'abri des regards indiscrets…

 

Barman: Qu'est ce que je vous sers?

Dirigeant Telecoms: une bière blanche s'il vous plait.

Dirigeant Web: Une Margarita avec une pincée de sel, par contre si c'est une Frozen Margarita, je prendrais un Manhattan à la place.

Barman: Une bière donc… c'est bien ça?

Dirigeant Web: …une…<Bière mexicaine> avec un zeste de citron vert, cela sera très bien.

Dirigeant Telecoms: Merci d'être venu, t'as pas eu trop de problèmes pour trouver l'endroit?

Dirigeant Web: Je remercie surtout mon GPS… je m'aventure peu en dehors de la rive gauche tu sais.

Dirigeant Telecoms: J'ai essayé de trouver un endroit discret où l'on ne serait pas reconnus, déjà que Bruxelles nous met la pression, je ne veux pas qu'en plus, on nous accuse de collusion ou d'entente.

Dirigeant Web: Ne t'inquiète pas, mon équipe pense que je fais du surf à Biarritz… et toi quelle est ta couverture?

Dirigeant Telecoms: De la voile près des Glénans.

Dirigeant Web: J'aurais du m'en douter… bon tu voulais discuter du problème d'engorgement Data sur ton réseau ?

Dirigeant Telecoms: …sauf que ce n'est pas que MON problème, c'est bien NOTRE problème à tous les deux.

Tes sites Web inondent mes réseaux avec du contenu…que je qualifierais de hum… étrange. L'infrastructure mobile est sur le point de tomber, car tes utilisateurs n'ont rien de mieux à faire que de regarder des vidéos de chatons qui grimacent ou d'un gars qui fait du kart dans les rues de Paris déguisé en Mario…

Dirigeant Web: Bienvenue sur Internet mon gars. Vox Populi, Vox Dei. Si vous ne vouliez pas jouer, il ne fallait pas faire autant de communication et de publicité sur l'internet mobile. Tu te rappelles de vos promesses? Consultation d'emails quel que ce soit l'endroit, téléchargement de fichiers quasi instantané, navigation Internet 'Comme à la Maison', Streaming video…

Dirigeant Telecoms: Oui, bon, les gars du marketing se sont emballés… tu sais comment ils sont, en plus ils ne parlent pas avec les équipes du réseau: ce ne sont pas les meilleurs amis du monde…

Et puis qui aurait pu croire que les campagnes en question marcheraient?

Dirigeant Web: Ne me regarde même pas,  je n'ai jamais fait de campagne marketing de toute ma vie… à mon avis tout ça c'est de la faute d'A--

Dirigeant Telecoms: On avait convenu de ne pas parler d'A--

Dirigeant Web: OK, ok… mais bon je ne vois pas où est le problème, vous n'avez qu'à rajouter des sites mobiles, et des serveurs, des trucs comme ça quoi.

Dirigeant Telecoms: Ce n'est pas aussi simple, le réseau n'est pas fait pour gérer ce genre de données, et je ne parle même pas des volumes qui sont exponentiels. Notre problème le plus criant concerne la desserte (Backhaul en Anglais), le trafic entre nos sites radio mobiles et notre cœur de réseau. Et puis même si nous arrivions à résoudre ce problème, ce sont nos sites radios qui seraient saturés… bref, il faut repenser tout le réseau et cela va couter…bonbon.

Dirigeant Web: So what? C'est bien pour cela que tes clients dépensent leur argent et que tu les factures non?!

Dirigeant Telecoms: Oui, oui mais la grande majorité de ces derniers ont des forfaits data flat-rate avec un prix fixe pour un volume de données non plafonné: donc si on rajoute de la capacité réseau, on ne récupère pas forcément du chiffre d'affaires supplémentaire: de fait j'engage des dépenses sans aucune contrepartie en monnaie sonnante et trébuchante… si cela continue comme cela, toute l'industrie du mobile va perdre de l'argent sur la data mobile.

Dirigeant Web: Cela me fend le cœur…

Dirigeant Telecoms: Fous toi de moi je ne te dirais rien! Mais t'inquiète, on a trouvé la parade: nous allons contacter les 5% de nos clients qui produisent 50% du trafic et leur imposer des plafonds de téléchargement… et leur facturer tout dépassement, ça va bien les calmer.

Dirigeant Web: Oulala tu t'emballes là, tu parles de mes meilleurs visiteurs, tu ne peux pas les handicaper comme cela!

Dirigeant Telecoms: Je vais me gêner! Ce sont des vraies sangsues qui aspirent toute la capacité réseau, capacité qui est nécessaire afin que les autres clients puissent disposer du minimum de qualité de service acceptable.

Dirigeant Web: Les consommateurs ne vous laisseront jamais imposer des plafonds qui soient aussi restrictifs, vous leur avez vendu des forfaits 'illimités', vous avez crée une véritable attente client…

Vous ne pouvez pas faire marche arrière et dire que ce n'est pas le cas… les clients/consommateurs ne comprendraient pas… et surtout ne vous le pardonneraient pas.

Dirigeant Telecoms: Ouais, ouais, de toute façon les forfaits ne sont pas vraiment illimités, c'est bien précisé dans les conditions générales.

Dirigeant Web: …écrit en petits caractères, caractères que personne ne lit.

Dirigeant Telecoms: …en off Tu marques un point... mais bon il va falloir les éduquer. Tiens si je me rappelle bien, tu as fait tes études en Californie?

Dirigeant Web: Et donc, quel est le rapport?!

Dirigeant Telecoms: Et bien si tu te rappelles bien, il y quelques années il n'y avait pas de compteur d'eau en Californie… ceux-ci sont devenus obligatoires dans les grandes villes il ya quelques temps et seront obligatoires dans tout l'état sous peu. C'est bien la preuve qu'une ressource illimitée est 'devenue' limitée du jour au lendemain et que le consommateur a adapté son comportement.

Dirigeant Web: Pas mal, pas mal… sauf qu'en ce qui concerne ma consommation d'eau, j'ai accès à mon compteur pour savoir où j'en suis.

Si vous signalez au client qu'il vient d'atteindre le quota de forfait data prévu (Avertissement qui  constitue actuellement  une option pour la voix, gratuite certes, mais une option quand même), les consommateurs ne vont plus vouloir utiliser le Web mobile… ou pire les autorités administratives nationales voire communautaires vont s'en mêler: un remake du Roaming en fait…

Dirigeant Telecoms: Arrête avec ça, je ne l'ai pas encore digéré ce coup là… Bon et bien nous allons mettre en place une sorte de compteur de trafic et les consommateurs connaitront la quantité de data téléchargée par page.

Dirigeant Web: GENIAL cela va achever de tuer Yahoo!.

Dirigeant Telecoms: Quoi?!

Dirigeant Web: Oups, je viens de dire ça à voix haute?! <Rires>

Dirigeant Telecoms: Et bien sur il y a le problème des sites web et des programmes qui n'utilisent pas le réseau comme ils le devraient…

Dirigeant Web: Tu ne vas pas remettre ça…

Dirigeant Telecoms: Ne t'inquiète pas, je ne parle de complètement bloquer quoi ce soit, mais plutôt de prioriser un petit peu l'accès et le trafic. Les appels aux urgences comme les Pompiers, la Police, le SAMU doivent être prioritaires sur le réseau, n'est ce pas?

Dirigeant Web: Bien sur, c'est évident.

Dirigeant Telecoms: …et la voix doit être prioritaire sur la data.

Dirigeant Web: Je n'en suis pas si sur…

Dirigeant Telecoms: Arrête avec cela, à quoi bon avoir un réseau telecoms si on ne peut l'utiliser pour faire des appels voix?!

Dirigeant Web: Sauf si on utilise la voix comme un service data

Dirigeant Telecoms: Bon, on avait dit qu'il y avait une trêve temporaire, et qu'on ne parlait pas de ton abomination de programme VoIP… mais *POUR TON INFORMATION* si AT&T ne s'est pas laissé faire, je ne me laisserais pas faire non plus…

Dirigeant Web: Ok, ok calme toi… ce n'est que partie remise: cela sera l'objet d'une autre bataille, ne t'inquiète pas.

Dirigeant Telecoms: Je reprends, il n'y donc aucun mal à prioriser le trafic, avec l'email ayant la priorité sur la video…

Dirigeant Web: Sauf que si tu commences à squeezer une partie du trafic, je ne peux plus maitriser l'expérience utilisateur. Mon site web sera donc impeccable sur le réseau de X, mais sera incroyablement lent et pourri sur le tien… ou pire il s'affichera très bien certains jours et s'affichera mal certains autres et ce sur le même réseau. A ton avis, comment vont réagir les clients?!

Dirigeant Telecoms: Ils seront mécontents certes, mais pas autant que si le réseau tombait complètement. Et puis nous avons déjà installé du software afin de prioriser certains paquets de données, on pourrait 'Squeezer' -comme tu dis-, une partie du trafic et tu n'en saurais rien.

Dirigeant Web: …faut pas me prendre pour un débile profond, je le saurais et plus rapidement que tu ne le penses, et puis pire que tout, tes clients le constateraient eux-mêmes dans la durée…

Je leur fais amplement confiance pour comparer leur expérience utilisateur et poster sur des sites web afin de faire le choix de leur opérateur en conséquence… et puis les associations de consommateurs en feraient leur choux gras en pulvériseraient les records de vente de leurs magazines au passage.

Je peux d'ailleurs te garantir que les startups web ne se priveraient pas pour aider les consommateurs dans leur choix: 'Nous recommandons le réseau XXX afin de profiter pleinement de nos services'

Les méchants opérateurs s'en prendraient plein la figure, et puis si cela ne suffit pas, nous en appellerions au régulateur…et là, vous comprendriez votre douleur!

Je n'ai pas investi une fortune dans un site de partage de videos qui commence à peine à gagner de l'argent pour que vous me le pourrissiez en foulant aux pieds la net/mobile neutrality.

Dirigeant Telecoms: Parce que vous croyez être des 'cadors' du lobbying, Monsieur 'Je ne fais pas de mal'?

Ecoute moi bien l'ami, nous sommes dans le business des Telecoms depuis plusieurs dizaines d'années, on faisait déjà du lobbying quand tu te baladais tout nu dans la boue à Woodstock. Et de toute façon on ne peut nous refuser le droit de protéger NOTRE réseau.

Dirigeant Web: Protéger ton réseau, tu veux plutôt dire protéger tes services de la concurrence!

Dirigeant Telecoms: Mais qu'est-ce qu'il a le Parasite Libertaire! Espèce de Soixante-Huitard attardé!

Dirigeant Web: Réactionnaire, monopoliste capitaliste!

Dirigeant Telecoms: Mais je vais lui péter le nez!

Tout allait partir en…sucette, les deux dirigeants se levèrent en faisant valser leurs tabourets, M. Telecoms cassa sa bouteille de bière (A moitié remplie) sur le bar, et M. Web attrapa un tabouret à deux mains (Alors qu'un gars était encore assis dessus)

Le Barman les attrapa alors tous les deux par l'oreille pour les calmer…

Barman: Bon, y en a marre de vos ******ries! On dirait deux adolescents!

Monsieur l'Ingénieur Telecoms, vous êtes timbré si vous croyez que les gens vont accepter qu'on leur impose ce qui est possible de faire ou de ne pas faire sur Internet. Le Gouvernement Chinois lui-même essaye s'y évertue sans complètement y arriver… de plus contrairement à vous, il n'a pas de concurrents.

Dirigeant Web: Tu vois je te l'avais dit!

Barman: La ferme Monsieur 'J'ai crée ma startup dans mon garage'!

Il faut arrêter de faire semblant de croire que le réseau mobile est une ressource infinie quand on sait pertinemment que ce n'est pas le cas. Si vous pensez que l'expérience utilisateur est importante, vous n'avez qu'a prendre en compte les capacités réseau quand vous créer des services/programmes.

Dirigeant Web: Hey, c'est lui qui a commencé!

Dirigeant Telecoms: Non ce n'est pas vrai!

Barman: Je me fous de savoir qui a commencé!

-           M. l'Ingénieur vous allez ouvrir des API ('Application Programming Interface': une interface de programmation ouverte et documentée), qui vont permettre aux sites web de savoir quelle est la capacité disponible à un moment donné afin qu'ils ajustent leurs services en conséquence.

-           M. l'Informaticien vous allez participer à la définition de ces standards ET les utiliser.

-          Vous allez TOUS LES DEUX vous mettre d'accord sur la façon de communiquer auprès des utilisateurs sur la bande passante qu'ils utilisent. Ils pourront ainsi faire leurs propres choix en termes de services et de programmes Internet.

-          D'autant plus que M. l'Ingénieur Réseau va mettre en place une tarification par palier d'usage (Tiered-Pricing)

Barman: Maintenant vous allez vous asseoir et commencer par parler d'un point précis sur lequel vous allez coopérer.

Dirigeant Telecoms: Ok on va en parler… hey mais c'est qui ce gars qui essaye de prendre des notes sur un iPad?!

Dirigeant Web: Le gars avec le lait fraise? Tu crois qu'il nous a entendus?

Dirigeant Telecoms: Bien sur, il doit nous espionner depuis le début!

Dirigeant Web: …c'est plutôt son nez que je vais casser!

 

Je me suis levé d'un coup, et j'ai couru vers la porte… tout en sachant qu'ils étaient juste après moi et qu'ils allaient me mettre la main sur le collet…

Heureusement pour moi les deux énergumènes se sont tapés dessus afin de savoir qui allait passer la porte en premier: j'ai donc pu m'échapper… je ne pensais d'ailleurs pas que je pouvais courir aussi vite!

Je ne sais pas comment la conversation s'est terminée, mais à mon humble avis, M. Telecoms n'est pas prêt d'ouvrir quelle API que ce soit, afin de donner accès à des informations aussi confidentielles que sa bande passante et sa capacité réseau… et M. Web de son coté, n'est pas prêt à faire de compromis sur la qualité de ses services.

Espérons juste pour eux que le Barman n'ait pas l'oreille de la Commission de Bruxelles…

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet & Mobile
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 23:45

Le très attendu Nexus One de Google vient donc d'être lancé, et malgré les attentes déçues de certains, il a été bien accueilli par la critique: un très bon téléphone, même s'il ne constitue pas le tueur d'iPhone que tout le monde espérait.

Pour Google, il s'agit au delà du concept de 'Superphone' auto-proclamé (Qu'il n'est d'ailleurs pas), du premier pas, clair et apparent, afin de changer l'industrie moderne du mobile: Google souhaite établir une relation directe avec les utilisateurs de mobiles, sans passer par un intermédiaire.

Les opérateurs doivent prendre la menace très au sérieux: traiter avec Google semble certes un passage obligé mais ces derniers doivent bien intégrer dans leurs plans que le géant de Mountain View  ne s'embarrasse plus de quoi que ce soit et qu'il constitue désormais un véritable danger (Clear and Present Danger) pour leur modèle, en voulant s'approprier leur base client.

 

Google vient de présenter son Nexus One, le premier smartphone tournant sur la Plateforme Android qui arbore les couleurs et la marque du géant de l'internet: mis en vente le 5 janvier, le téléphone fabriqué par le Taïwanais HTC est uniquement vendu par Google sur son site Web.

Le Nexus One est en effet une première pour Google, qui n'a auparavant jamais vendu de produit "non virtuel". Ce terminal mobile est commercialisé au prix de 180 dollars avec la souscription d'un forfait de deux ans auprès de l'opérateur T-Mobile (Dans un premier temps, Verizon Wireless suivant sous peu), et 530 Dollars sans abonnement.

Dès la présentation, tous les experts ont scruté le téléphone, l'ont soupesé, testé, se sont demandés comment Google pouvait concurrencer ses partenaires (Motorola, Sony Ericsson, LG, Samsung…) et ont essayé d'évaluer le potentiel d'iPhone Killer du-dit terminal….

J'ai pu l'avoir en main, et le Nexus One, au delà du design années 90, est un téléphone de très bonne facture, l'écran OLED est de grande qualité… mais passons sur le terminal en lui-même, qui finalement importe peu. Le Nexus One possède certainement des atouts, mais l'aspect disruptif du terminal réside…dans son mode de distribution.

Le véritable tremblement de terre n'est non pas le premier Smartphone Google, mais bien le Web Store que Google a ouvert afin de pousser une sélection de terminaux Android directement vers les consommateurs, et afin de reprendre un certain contrôle, voire un contrôle certain sur son OS Open Source.

Avec son Web Store, Google est en train de créer une offre premium de terminaux Android afin de contrôler l'expérience utilisateur de l'OS (Ce qui constitue un véritable enjeu pour la firme, contrairement à Apple qui verrouille l'iPhone et son écosystème).

Dans ce modèle Google ne gérera pas les stocks, c'est bien HTC le fabricant qui enverra le téléphone au client, ni les contrats mobiles, l'opérateur étant celui qui contractera avec ce dernier.

Le Web Store sera un point de contact -le premier point de contact-, une vitrine du meilleur de Google et d'Android… afin de contrer l'iPhone et ses Apple Stores.

Pour acheter un téléphone, je vais donc pouvoir aller sur le site de Google, sur la page 'www.google.com/phone', choisir le terminal (Pour l'instant le Nexus One), puis un opérateur si je veux souscrire un contrat, et un forfait…

Kiss of Death?

A quoi bon s'embarquer dans la création d'un nouveau canal de distribution?

Tout d'abord, l'achat de terminaux Android directement chez Google, va permettre à ce dernier de rattraper le retard sur Apple qui dispose d'une soixantaine de millions de comptes iTunes couplés à un iPhone/iPod Touch et liés à un numéro de carte bancaire: en établissant une relation directe avec ses utilisateurs, Google va disposer d'une véritable base clients riche de détails… et donc pouvoir mettre en avant son Application Store Android Market et sa solution de paiement Google Checkout.

La firme va aussi pouvoir maitriser l'expérience utilisateur et faire du marketing direct… ce qui signifie concrètement que pour les opérateurs, le cauchemar a déjà commencé: en un coup, un seul, Google a converti l'opérateur mobile en un simple tuyau, un 'bête' fournisseur…

Bien sûr l'offre se limite à un seul terminal, orienté 'Geeks' et la demande sera limitée aux fans de la marque, les clients Lambda allant dans le réseau de distribution (De proximité!) de leur opérateur.

Mais que se passera-t-il quand Google rajoutera 5 autres téléphones Android haut de gammeà son store? Et à partir de 10 autres?

Dans le parcours client 'A la Google', l'Operateur devient une option comme une autre et Google finit par décorréler l'opérateur de l’acte d’achat du téléphone.

Comme évoqué, l'influence de Google est limitée pour le moment, mais en ajoutant des opérateurs à T-Mobile, Verizon Wireless et Vodafone, une partie des ventes de terminaux Android via les réseaux de distribution opérateurs, passera en direct chez Google, ne serait-ce que parce que le géant pourra se nourrir de sa base d'utilisateurs (Google, Gmail etc…) afin de faire la promotion de ses terminaux…introuvables ailleurs.

Google pourra rapidement devenir un véritable faiseur de Roi en choisissant ses partenaires hardware pour son Web Store, et pourra influer sur les roadmaps produits des fabricants de terminaux, plus que ne le font les opérateurs  actuellement  (Exemple du Blackberry Storm de RIM défini en collaboration avec Vodafone et Verizon Wireless)

Dans ce schéma, les efforts des opérateurs pour attirer et retenir les clients sont irrémédiablement sapés, et en conséquence nous nous retrouvons dans une situation de type 'Politique Agricole Commune' comme j'aime l'appeler, l'opérateur n'apparaissant sur le 'radar' du client que grâce à sa subvention: je subventionne, donc je suis.

Sur le Google Web Store, une fois qu'il a jeté son dévolu sur un terminal, le chaland choisit sa banque et son crédit son opérateur et la subvention associée, et se retrouve avec un forfait voix et data.

Le terminal revient au centre de la décision de souscription d’un abonnement mobile, et c'est désormais l'opérateur qui devient une vraie commodité, en ce sens que le prix en est l’élément différentiant.

'Who you gonna call?'

Abandon hope all ye who enter here? Not quiteGoogle n'a pas encore sonné le glas des opérateurs, car gérer une relation client et être distributeur constituent des 'vrais métiers' et pour le moment la firme se voit mener la vie dure par une bonne partie des possesseurs américains du Nexus One qui se heurtent aux lacunes du géant californien dans le domaine.

Sur les forums de consommateurs (Publics!) de Google, énormément de clients se plaignent de ne pouvoir joindre au téléphone quelque service après-vente que ce soit, afin d'avoir des explications et une aide concernant leurs soucis techniques avec le terminal (Principalement des problèmes de connexion au réseau 3G). La firme n'a pas mis en place de lignes pour le service clientèle depuis la sortie de ce téléphone et les utilisateurs ont été 'baladés' par Google, entre l'opérateur T-Mobile et le constructeur HTC et ce uniquement par le biais des emails de réclamation, qui demandent au minimum un délai de 48 h avant toute réponse.

La firme de Mountain View n'a visiblement pas prévu l'infrastructure suffisante pour gérer le service après-vente. Google a sous-estimé la demande qui accompagne la vente de matériel high-tech et a encore un long chemin à parcourir avant d'être aussi doué dans la vente de téléphones -et donc le service après-vente qui l'accompagne- que dans ses autres domaines d'activité.

Pourquoi donc me demanderez-vous? Parce que la plupart des personnes qui achètent un téléphone, veulent soupeser le terminal, l'avoir en main, utiliser l'interface utilisateur, l'expérimenter… ne serait-ce que parce que le terminal est pour beaucoup un objet intime personnel et que l'engagement dure au moins 12 mois sinon plus.

Ceci constitue la raison pour laquelle la plupart des terminaux sont vendus par la distribution indépendante ou affiliée aux opérateurs (Soit, en France, selon la Police: 1300 points de vente pour Orange, 1080 pour SFR et 590 pour Bouygues Telecom; si les manifestants estiment qu'il y en a plus, qu'ils n'hésitent pas à me corriger!)

In Sickness and in Health

Google a donc appris à ses dépens que:

-          Un usager utilisateur des services Google est bien différent d'un client d'un opérateur mobile

Google possède des centaines de millions de ce que la firme appelle des 'clients', qui s'appuient sur la firme pour la recherche sur internet, la communication (email, messagerie instantanée, voix…), et moult autres services. Mais peu payent effectivement (En monnaie sonnante et trébuchante) Google, si ce n'est en temps, et avec quelques informations personnelles et comportementales. En conséquence leurs attentes sont moins élevées en termes de service client que pour un produit payant… alors qu'à l'inverse la téléphonie mobile étant dans le haut de la fourchette en termes d'exigence de qualité.

 

-          Un téléphone, est plus complexe à vendre qu'un autre appareil électronique

Vu les services offerts en plus de la téléphonie, la courbe d'apprentissage peut être longue,  et les moments de solitude nombreux (Interaction entre le hardware du terminal, le software, les services cloud, la carte SIM, le réseau et… l'utilisateur) alors qu'on utilise son téléphone plusieurs fois par jour pour des taches autres que les appels téléphoniques.

 

-          La distribution ne se résume pas à la simple vente.

Tous les dirigeants en charge de la distribution au sein des opérateurs vous le diront, quand un client se rend en point de vente, c'est bien dans une optique d'achat, mais aussi pour y trouver du service: c'est la raison pour laquelle les opérateurs accompagnent leurs clients dans l'utilisation de leurs terminaux, et des options souscrites.

Dans un espace SFR par exemple, après achat d'un terminal et souscription du contrat, le vendeur me propose de copier mes contacts sur ma SIM actuelle pour les recopier dans le nouveau téléphone, il ouvre la boite contenant mon nouveau terminal, allume ce dernier, fait moult manipulations, et me montre les principales fonctionnalités de l'appareil (Ce qui veut dire que je ne peux mettre la main dessus avant plusieurs longues minutes, mais aussi que le vendeur a ses mains sur MON téléphone, deux choses qui m'exaspèrent au plus haut point: je n'aime pas qu'on touche à mes affaires mais bon il est vrai que je suis un peu 'touchy' sur le sujet)

'Mr Operators: F**k you, F**k you very much’ (Lily Allen cover by Google)

Dès lors on peut se poser la question de savoir comment a réagit l'industrie du mobile à cet événement: Et bien elle semble prête à jouer le jeu de Google pour le moment

En effet les opérateurs mobiles sont face à un dilemme:

-          Se compromettre dans cette affaire en voulant accompagner un lancement qu'ils jugent inévitable, et en essayant au passage de contrer l'iPhone et son hégémonie, (Le Nexus One en étant le plus proche des terminaux Android, même si le Palm Pre est bien supérieur à ces derniers en termes de seul terminal)

-          Ou ne pas laisser rentrer le loup dans la bergerie… ce qui implique qu'il y a 100% de chances que les clients utilisant le Google Web Store ne vous choisiront pas comme opérateur mobile.

En ce qui concerne les constructeurs de terminaux, il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus dignes de figurer sur ces rayonnages virtuels (En termes de fabricants et de modèles), Google choisissant de ventiler son offre Android en deux parties: une sélection s'apparentant à la Ligue 1 Android, admise sur son site et une autre…contenant le reste (Division d'honneur?) qui volerait de ses propres ailes. HTC quant à lui doit encaisser un bon prix sur ses terminaux (Google ayant bien précisé ne pas vouloir marger sur ses smartphones Android), tout en y apposant sa marque à coté de celle de Google.

Le Nexus One constitue bien une faille dans le business model des opérateurs, faille que Google compte bien exploiter afin de desserrer l'emprise et le contrôle qu'ils exercent sur l'industrie des telecoms mobiles (Qu'ils ont contribué à créer et développer!)

L'idée est d'approcher les utilisateurs/clients directement et de marginaliser les opérateurs: en augmentant le trafic vers ses services et en faisant de la 'connectivité' une commodité.

C'est bien en ce sens que ce lancement est disruptif: il bouscule les acteurs déjà établis et leurs intérêts.

Le Nexus One ne va pas révolutionner le paysage en une nuit, et à lui seul, et on peut le qualifier de Soft Launch  car pour Google il représente un nouveau métier… avec ses difficultés.

Reste que Google compte tout de même refaire le paysage des telecoms à sa main et ce faisant et menace directement les acteurs traditionnels du secteur, les opérateurs mobiles étant en tête de liste…

Le statut quo actuel est donc amené à évoluer de manière significative, le géant de Mountain View venant de commencer le démantèlement pur de l'industrie des telecoms, et ce brique par brique: subvention opérateurs, exclusivité des terminaux,  voix sur IP (Mobile ou non) et verrouillage SIM en sont des exemples flagrants.

Faisons confiance à nos amis opérateurs pour résister à l'Ogre Google, en misant sur leurs points forts: le service apporté en termes notamment de relation client en misant sur la proximité, un réseau (physique) de distribution, un lien existant en termes de facturation et de connaissance des usages…et bien sur un réseau telecoms pouvant constituer une plateforme pour un écosystème de services et d'agrégation de contenu.

L'avantage concurrentiel fort des opérateurs étant tout simplement (!) de proposer de la confiance à ses clients existants/futurs clients et donc de les rassurer sur la qualité du service apporté: pour certains achats (Notamment Telecoms, pour le moment en tout cas), les clients veulent un certain (minimum?) niveau de service et sont prêts à se déplacer en boutique pour l'avoir (Le coté Brick and Mortar étant à lui seul rassurant)

Malgré ses déboires et son démarrage somme toute assez lent, le Web Store de Google constitue le premier acte d'une révolution du modèle de distribution/relation client mobile qui a prévalu depuis les deux dernières décennies, et les problèmes ne font que commencer: Google apprenant un nouveau métier, vient de lancer des actions afin d'améliorer son service (Mais pas encore de service client par téléphone pour le moment)

 

 

L'arrivée de Google dans le pré carré des opérateurs me rappelle cette série des années 60, dans laquelle un journaliste découvre incrédule, que non seulement des envahisseurs d'une autre planète sont déjà là, mais qu'ils sont en train de prendre la place des humains afin de dominer la Terre…

 

Les envahisseurs: ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination: la Terre. Leur but: en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie.

 

Maintenant, David (Marcel?!) Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Mobile & High Tech
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 22:04

Cerné de toute part, Palm est en train de lutter pour sa survie: malgré des produits de qualité (Nommément les terminaux Pre et Pixi tournant sous le système d'exploitation WebOS), la société ne peut espérer n'occuper au mieux qu'une position de niche sur le marché des smartphones.

Ne disposant pas d'avantage concurrentiel fort, ni d'un écosystème de services qui lui soit propre, Palm ne peut déclencher une dynamique vertueuse lui permettant de sortir la tête de l'eau.

 

Reste la possibilité de se marier… non pas au plus offrant, mais à une entreprise qui aurait un réel intérêt à acquérir Palm, pourquoi pas un acquéreur qui voudrait faciliter sa transition du marché Entreprise au marché Grand Public par exemple…

 

 

L'une des clés du business model des smartphones est l'utilisation d'un écosystème de services puissant: en effet ce dernier permet de protéger ses marges dans un environnement mobile plus que difficile,  et surtout de générer des revenus après la vente d'un terminal (Post-Sales).

 

Le WebOS de Palm en est l'illustration… par l'exception, n'ayant pas d'écosystème de ce type, le constructeur californien  est dans une position peu confortable:

-          Ni vraiment spécialiste (Orienté Smartphone certes, mais avec peu de services à valeur ajoutée), ni vraiment généraliste.

-          Centré sur un marché (Les Etats-Unis) où  les perspectives de la société sont assez sombres et les options limitées… Si ce n'est un rachat par un autre constructeur OEM.

 

Trapped in Time. Surrounded by Evil. Low on Gas…

 

En termes de plateforme smartphone, trois forces ont clairement émergé, forces qui vont façonner le marché à leur 'main' dans les années qui viennent: Apple et son iPhone, Blackberry de RIM  et Android la plateforme de Google.

Ces trois plateformes sont très différentes, en termes de nature, de stratégie marché et d'approche technique… mais ce qu'elles ont en commun ce sont des écosystèmes de services, qui constituent leur véritable terrain d'affrontement.

 

Ainsi RIM et Apple ont bâti leur écosystème sur des plateformes propriétaires et intégrées verticalement: Apple, est enraciné dans le marché grand public par le biais de sa plateforme de distribution de contenu iTunes et du succès de l'iPod qui a précédé celui de l'iPhone. L'écosystème Blackberry quand à lui est solidement ancré dans la messagerie d'entreprise, et dispose d'une distribution quasi universelle, avec un nombre conséquent d'opérateurs mobiles proposant la solution Blackberry.

Comparé à ces deux acteurs, Google a une posture relativement différente, en proposant gratuitement une plateforme Open Source (Android) ainsi qu'un OS aux constructeurs de terminaux… ceux-ci se focalisant dès lors sur le hardware et son intégration avec le software, certains bâtissant même sur ces fondations une surcouche utilisateur propriétaire (Motoblur et Droid de Motorola, Sony Ericsson UX…).

L'intérêt de Google est l'adoption des smartphones Android par le grand public, favorisant l'accès à ses services Google Mobile Search, Maps, Android Market etc….et permettant de se rémunérer sur la publicité générée.

 

Le Bonheur est dans le Pre (Facile)

En ce qui concerne Palm, son WebOS (qui a été crée sous l'égide d'un vétéran d'Apple, Jon Rubinstein) s'appuie sur des technologies Web, ce qui a pour avantage de faciliter le développement d'applications: pour simplifier, le langage de programmation est (Proche de) celui des sites web, alors qu'Android est basé sur le langage Java (Une des normes bien établies dans la programmation mobile), et qu'Apple utilise une variation du langage C.

Pour l'avoir testé (Hors fonction de téléphonie, il est vrai), l'OS et son interface utilisateur sont de grande qualité: l'ergonomie tactile n'a rien à envier à l'iPhone, le clavier coulissant est petit mais remplit son office… l'OS est multitâche (Je peux minimiser mon application de messagerie pour changer de musique par exemple) et la fonctionnalité Synergy permet de visualiser en un seul répertoire 'virtuel' tous mes contacts (Sur le téléphone, issus de Facebook, de Twitter…).

Est-ce donc un iPhone Killer comme annoncé ? Et bien...non. Le miracle annoncé n'a pas eu lieu: le Palm Pre n'a pas entamé les ventes de l'iPhone et encore moins des Blackberrys

Aux Etats-Unis Le constructeur s'est allié (Ce qui parait quasiment…inexplicable) à l'opérateur Sprint, qui n'a pas réussi le lancement du terminal… (Et c'est peu de le dire) avec une campagne marketing inaudible, si ce n'est des spots publicitaires TV incompréhensibles qui font figure d'épouvantail.

 

Pourquoi donc? Simple: aucun avantage concurrentiel fort, un manque de soutien de son partenaire MVNO heu… pardon MNO Sprint:

-          Le WebOS ne possède pas de messagerie push de niveau Enterprise équivalente à celle de la solution Blackberry

-          Peu d'applications avec un Mobile Application Store qui vient à peine d'être lancé et un SDK (Software Development Kit: boite à outils permettant le développement des applications) qui n'a été diffusé que de manière confidentielle et ce quasiment deux mois après le lancement du Pre (Pour couronner le tout seule une poignée de développeurs peut mettre à disposition des applications, une ouverture complète étant prévue à la fin de l'année)

-          Un langage de programmation Web facile à maitriser donc… dont les qualités sont éclipsées par une base installée peu importante et donc peu monétisable face aux autres plateformes

-          Des possibilités multitâches qui sont disponibles sur Android, Symbian et même Windows Mobile (C'est dire!)

-          Des fonctions multimedia de qualité mais une synchronisation ordinateur basée sur... un programme Apple (iTunes), Apple qui n'a de cesse de bloquer la synchronisation…

-          Un manque d'opérateurs proposant le terminal, qui ne fait qu'amplifier les autres lacunes (Le Pre est disponible pour un seul opérateur par pays visé, Apple élargissant sa base client adressable en ne renouvelant pas ses clauses de distribution exclusives, RIM étant agnostique ou presque en termes d'opérateur)

 

Palm n'a pas réussi à trouver un véritable positionnement et créer un écosystème comme l'ont fait notamment Apple, RIM ou même Nokia avec Symbian.

 

Les velléités de la société sont d'ailleurs limitées par ses résultats et son manque d'assise financière (Le fond Elevation Partners, investisseur de longue date, soutenant Palm à bout de bras)

Désormais lancer un terminal de qualité, avec un OS moderne basé sur Linux et des technologies Web, n'est plus suffisant: les candidats au succès, intègrent leur plateforme à des d'écosystèmes mélangeant Services Internet (Synchronisation avec le Cloud, comptes email, push de messagerie…), Applications et distribution de contenu numérique (Musiques, Videos, eBooks…)

 

Tous ces éléments font que la technologie de Palm ne peut faire la différence… à moins de rejoindre un écosystème plus important: sans un rachat je ne vois pas comment la firme pourra sortir de sa position de niche par rapport aux Apple, RIM, Google, Nokia et autres Microsoft.

 

Qui peut décrocher Palm?

 

L'actif le plus important de la société est bien sur le WebOS, la question est donc de savoir qui aurait un intérêt à mettre la main sur ce dernier…

 

Ni Apple, ni Google n'ont besoin d'intégrer WebOS à leur stratégie produit: au contraire, ils ont tout à gagner de la disparition de la plateforme (Plus particulièrement Android qui consoliderait sa position de concurrent le plus sérieux…pour l'iPhone) et point besoin de jouer les Microsoft en rachetant la société afin de la fermer, le temps travaillant à cet ouvrage.

 

Bien qu'en théorie, il est indéniable que Microsoft aurait bien besoin d'une nouvelle plateforme, Windows Mobile étant indéniablement en perte de vitesse (Certains allant jusqu'à dire que WinMo est en mort clinique)… alors que la plateforme est essentielle pour le succès des services Windows Live de Microsoft. Toutefois, la philosophie de WebOS est en complète contradiction avec les piliers fondateurs de l'éditeur de Redmond: Linux/Windows, Javascript/.NET, Webkit/Internet Explorer.

Pour couronner le tout, le track record de la firme de Redmond n'est pas très bon en la matière: après avoir racheté la société Danger l'année dernière, (Fabricant du célèbre Sidekick), comme Sœur Anne, nous ne voyons rien venir…si ce n'est une perte importante des données clients il y a deux mois, données qui sont hébergées sur les serveurs Danger.

 

Alors Nokia peut être? Peu crédible, la firme est tiraillée entre les plateformes Open Source, que sont Symbian, Maemo (Basé sur Linux) et QT, et a du mal à faire décoller son écosystème maison sous la marque Ovi.

 

C'est bien le fabricant des BlackBerrys qui a le plus à gagner avec l'acquisition de Palm:lLe WebOS pourrait permettre à RIM de se rapprocher (En dehors de la messagerie mail bien sur)  de l'expérience utilisateur  de l'iPhone et autres Android 2.0.

Soyons francs, en dehors des fonctions de téléphonie (De grande qualité) et du push mail (Inégalé jusqu'à présent), le BlackBerry OS est loin d'être agréable/facile à utiliser (Not very user-friendly isn't it?). Même le BlackBerry Messenger gagnerait à être amélioré en termes d'ergonomie…

Sans vouloir rallumer la guerre BlackBerry/iPhone, il est entendu qu'en choisissant le BlackBerry un utilisateur fait une croix sur des fonctionnalités multimedia avancées, or 80% de la croissance de RIM en 2009 seront liés aux ventes grand public, terrain de prédilection de l'iPhone et d'Android, et sur ce marché, le mail c'est bien, mais l'internet et les media c'est…mieux.

 

Le WebOS peut donner un coup de jeune au BlackBerry OS et le rendre vraiment compétitif face aux ténors du secteur, et ce sans toucher aux forces de la plateforme: Sécurité renforcée, Messagerie Push, intégration au système d'information, Firmware (Partie software gérant les fonctionnalités de téléphonie) Radio optimisé…

 

Même si les choix technologiques actuels de RIM sont fort différents de ceux de Palm, le fabricant Canadien est à la croisée des chemins (Sans vouloir rentrer dans des considérations trop pointues):

-          Le BlackBerry OS tourne sur une configuration hardware et software propriétaires (JVM et API J2ME pour les puristes), toutefois RIM a racheté la société Torch Mobile afin de mettre la main sur son navigateur internet au format WebKit (Moteur ultra-rapide de l'iPhone, du Pre…), ce qui laisse penser qu'une intégration de technologies Web est à l'étude.

-          De même le firmware radio Blackberry est maison… et bien qu'optimisé, il cantonne RIM à des processeurs (XScale) d'ancienne génération, ce qui implique à terme une réécriture complète du-dit firmware

 

Le Cœur et la Raison

 

Voyons un peu notre cas d'étude: RIM est un bon parti, prêt même à se convertir à la religion de Palm (Croyez-en mon expérience, cela ne court pas les rues), Palm a besoin de quelqu'un de solide qui pourrait l'accueillir dans un écosystème…heu…un foyer solide.

Encore faut-il que nos deux amis soient rationnels… ce qui n'est pas gagné au vu de la personnalité des dirigeants (Mike Lazaridis et Jim Balsillie pour RIM, Jon Rubinstein pour Palm) ainsi que des actionnaires majeurs (Elevation Partners)…

 

Vous savez ma Bonne Dame c'est bien le problème: les  jeunes d'aujourd'hui, font primer le Cœur sur la raison…

 

Quand j'étais enfant, j'allais en cachette voir mon Père qui œuvrait dans son restaurant Pakistanais (Il faut suivre j'en ai parlé précédemment…), le verbe haut et le discours gouailleur, il prenait un grand plaisir à discuter avec les clients. Un soir, quelques clients étaient restés assez tard et lui posèrent la question du pourquoi des Mariages arrangés (Non pas forcés), qui constituent la norme notamment en Inde et au Pakistan.

 

En esquissant un sourire Il répondit à cette question par une autre question: quelle est l'épée de Damoclès au dessus d'un couple, la raison majeure pour laquelle un mariage prend fin? Après quelques petits échanges, les clients en question, répondirent que le sentiment amoureux pouvait disparaître avec le temps.

 

Suite à quoi mon Père porta le coup fatal:

"Et bien dans un mariage arrangé, il n'y a pas d'amour à l'origine, c'est un mariage de raison, il n'y a donc pas de risque qu'il n'y ait plus d'amour, et c'est bien pour cela que ces mariages durent…"

 

Logique implacable, voire même imparable.

 

Si vous voulez mon humble avis, le problème vient du fait que ces deux sociétés (Nommément RIM et Palm) ne soient pas pakistanaises: elles seraient dès lors plus raisonnables et sauraient où est leur intérêt… et dans le cas peu probable où elles ne le sauraient pas, elles se soumettraient à la volonté de leurs parents ou se prendraient une bonne rouste afin de leur remettre les idées en place…

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Mobile & High Tech
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 22:27

En douze mois les Mobile Application Stores (MAS) sont passés d'un effet de mode, à un pan structurel de l'écosystème mobile: Apple a créé de la valeur (Et ce en monnaie sonnante et trébuchante) ainsi que de la stickiness à son iPhone…et depuis, on peut parler de MAS Hysteria: tout le monde saute sur sa chaise en criant son amour pour les MAS (Et non pas pour Jeanne Mas): Opérateurs, OEM, et autres agrégateurs…

Les MAS vont devenir la norme dans le secteur des Telecoms Mobiles, et passer après le pionnier Apple va nécessiter de raffiner cette approche en proposant une offre plus fine et segmentée (Et non pas dans une tactique de duplication -Au plus vite et au plus près- de l'App Store) afin de créer de la valeur pour l'utilisateur.

 

La distribution du contenu mobile est en pleine révolution: jusqu'il y a peu, l'offre de contenu  -des sonneries aux applications professionnelles- était distribuée via deux canaux:

-          Le portail opérateur (Ou Carrier Deck, accessible depuis les 'feature phones', avec un focus sur les jeux notamment)

-          Le Web auprès de tierce-parties distributeurs comme Jamba, ou comme des vitrines pour smartphones comme Handango ou Handmark

Ces deux canaux sont en passe d'être supplantés par  les Mobile Application Stores (MAS) comme l'App Store d'Apple: un canal de distribution intégré au Media Store (Musique, Videos…) maison qu'est iTunes, ce qui lui a permis de bénéficier d'une audience captive.

Une flopée de concurrents s'est d'ailleurs lancée à la poursuite de l'App Store: Google et son Android Market, Research In Motion avec son App World, ainsi que Microsoft, Nokia et Palm.

L'Alpha et l'Omega

Qu'est ce donc qu'un MAS?

Mobile Application Store: Je télécharge des applications payantes ou gratuites sur mon téléphone, applications qui s'apparentent à des fonctionnalités supplémentaires pour mon téléphone.

 

Comment peut-on qualifier un MAS?

Est-ce un Canal de distribution? Une filière pour les développeurs? Une vitrine produit (StoreFront) embarquée sur un terminal? Une méthode OTA (Over-The-Air) afin de déployer des programmes ? Est-ce un oiseau? Est-ce un avion?

Pour mieux appréhender la nature d'un MAS, il est nécessaire de revenir à la préhistoire de l'industrie, en 2001-2002: Déjà il y a  7 ans, BREW (OS Mobile de Qualcomm), Windows Mobile, et Palm ont entrepris d'ouvrir leurs API

Mais ce qui péchait à l'époque, c'était l'ouverture, non pas technique mais 'commerciale': l'accès pour les développeurs tiers au marché des applications téléchargeables sur les terminaux était difficile, voire inaccessible, seuls quelques éditeurs arrivant à passer outre les difficultés pour atteindre le dit-terminal.

Ainsi il a fallu 6 ans à Symbian pour atteindre péniblement 10 000 applications… alors qu'il a fallu 6 mois à Apple pour atteindre le même chiffre (65 000 en un an, 100 000 développeurs enregistrés, 1,5 milliard d'applications téléchargées, disponibles dans 77 pays, via 50 millions d'iPhones et d'iPods Touch): ce qu'a accompli Apple, c'est la rationalisation du processus de commercialisation des applications, qui constituait la barrière fondamentale pour les développeurs, bien plus que ne l'étaient les API.

La firme de Cupertino s'est débarrassée au passage des intermédiaires (Opérateurs, Agrégateurs, et distributeurs de contenu) qui prélevaient 60% du prix final de l'application. BREW et GetJar ont précédé Apple avec un succès limité (En termes de certifications Opérateurs pour BREW et d'intégration terminal pour GetJar)

A la lumière de ce contexte historique, il est donc logique d'appréhender les MAS comme des canaux de commercialisation pour les développeurs, avec un accès 'direct' au client final: un véhicule 'Go-to-Market' qui permet aux développeurs de distribuer, et vendre ses applications en retail.

The Good, The Bad & The Ugly

L'App Store est sous les spotlights, mais n'est pas le seul machin sur la place, il existe 5 Majeur(s) (Cinq majeur, ou cinq de base: nom donné aux cinq joueurs qui commencent un match de basket-ball) qui dominent le marché en termes de modèle de distribution, de base installée, de téléchargements et de revenus.

D'ailleurs on assiste à une véritable ruée vers l'or de la part d'une multitude d'acteurs, chacun voulant son propre MAS:

-          Opérateurs: Vodafone, SFR, Orange, Telefonica/O2, TIM, T-Mobile, Verizon, Sprint, China Telecom, China Mobile, SK Telecom…

-          Fabricants de Terminaux OEM:  Apple, Nokia, Sony Ericsson, Samsung, LG, RIM, Palm

-          Fournisseurs de Plateformes: Android, Windows Mobile, S60 (Ovi Store)

-          Fabricants de Chipsets: Qualcomm, Intel, Mediatek…

A ceux-ci s'ajoutent une cohorte de MAS en marque blanche: Amdocs,  Comverse, Ericsson, GetJar, Handango, Handmark, Javaground, OnMobile, Qualcomm, Sun Microsystems

La motivation derrière le lancement d'un MAS varie selon les différents  acteurs: Apple s'appuie sur iTunes pour vendre du hardware avec des marges élevées (A moins que cela ne soit le contraire), et duplique cette stratégie dans le mobile… en y ajoutant un flux de revenus provenant des téléchargements.

Nokia s'est lancé dans une transformation d'un fabricant de terminaux à une entreprise de services Internet, en utilisant une offre de services gratuite, afin de créer une stickiness des utilisateurs, voire un nouveau business model

Les Opérateurs mobiles (T-Mobile, Verizon Wireless, SFR, Orange, Telefonica…) expérimentent le concept afin de faire croitre leur base clients (Ou endiguer la fuite/Churn de ceux-ci) en poussant des terminaux smartphones.

Google quand à lui, reste fidèle à sa stratégie de favoriser le trafic internet afin d'encaisser des revenus publicitaires.

ADN, Identité (Nationale), et Evolution des MAS

Comme évoqué précédemment, un MAS est un canal de commercialisation pour les développeurs, en tant que tel, il est composé de 5 blocs fondamentaux:

1 -     Place de marché unique pour les processus de Soumission, de Certification, Ciblage et de Pricing des applications

Auparavant, les développeurs utilisaient des outils complexes pour gérer, soumettre, certifier leurs applications et animer une politique de prix. Les MAS que sont l'iTunes Store et le BREW Mobile Shop ont permis de disposer de LA caractéristique la plus importante des applications stores: un seul site web permettant la gestion de leur compte, et de leurs applications.

Futur immédiat: There is an Application Store for that.

Des douzaines d'Application Store seront lancés d'ici fin 2010, par OEM, par plateforme et initiative opérateurs (Android, LiMo, Open Handset Alliance, JIL) comme évoqué plus haut, mais aussi par segment (Enterprise, Enfants, Sports, Jeux…)

De fait la conséquence sera l'émergence d'Agrégateurs techniques, qui vont permettre la soumission et la gestion d'une application dans de Multiples MAS

2 -     Facturation Centralisée: Mécanisme de billing, de règlement et reporting des ventes d'applications

Pre-MAS, les développeurs devaient… se débrouiller: mettre en place leur propre système de billing, ou se tourner vers le SMS + ne récupérant que 10 à 50% du revenu généré. La compensation prenant plusieurs mois, dans tous les cas de figures. Les MAS ont permis le paiement par carte de crédit, une compensation très rapide et 70% de reversement de revenus au développeur.

Futur immédiat: Billing et Revenus 2.0

Une norme établie de 70% de reversement au développeur, une harmonisation de la facturation opérateur, permettra une généralisation et une adoption des MAS pour le grand public

De nouveaux modèles de revenus vont émerger, tels que les abonnements (Existe déjà pour l'App Store mais peu utilisé), le transfert/partage de crédit (Cartes cadeaux, Crédit Cross-App…)

3 -     Distribution Globale: Marché adressable en termes d'opérateurs, d'OEM et de régions

Pre-App Store, il était nécessaire de distribuer les applications par région ET par modèle de terminal, un vrai cauchemar en termes de fragmentation notamment.

L'iTunes store, l'Ovi Store, et l'App World de RIM ont introduit le concept de distribution…globale par plateforme et par OEM.

Futur immédiat: Une matrice de distribution par plateforme et par opérateur

Avec le lancement d'initiatives comme JIL (Joint Innovation Lab:Joint venture entre Vodafone, Verizon Wireless, China Mobile et Softbank Mobile, établissant une plateforme de développement d'applications mobiles, ainsi qu'un Store)  la distribution d'applications va devenir à terme, "universelle".

4 -     Application Management: Gestion des applications et in-life app management

Le management et la delivery des applications est l'une des caractéristiques les plus…sous-estimées, car relevant de la "magie": une tache silencieuse tournant en tache de fond.

Au temps de la pré-histoire, chaque téléchargement nécessitait une recherche du-dit téléchargement sur le terminal pour le retrouver (D'ailleurs selon le type de téléchargement, le terminal, le portail utilisé, l'emplacement différait…)

De plus il n'existait pas de possibilité d'upgrade d'une application installée, ni de gestion des droits… ce qui au vu des difficultés de téléchargement induisait du Sideloading (Je télécharge du contenu sur mon ordinateur, que je transfère sur mon téléphone portable) et une perte graduelle de valeur du contenu si difficilement téléchargé…

 

Futur immédiat: Enterprise Infiltration by Sam Fisher (Splinter Cell)

Extension de la delivery des applications du B2C au B2B, avec une connexion aux couches Middleware des systèmes B2B, ce qui permettra une gestion des téléchargements, activations, des accès et de l'utilisation.

Ceci aura pour conséquence la création de véritables Stacks 'Mobile to the Enterprise Cloud' avec un terminal mobile devenant le client du serveur Enterprise.

5 -     Découverte On-Device: Recherche, communication, placement et recommandation des applications

Il n'y a pas si longtemps lancer une application nécessitait l'achat et la mise à disposition de shortcodes complexes… et de publicités éparpillées sur le web.

Les nouveaux MAS ont permis une découverte et une navigation in-store, avec une communication et des recommandations automatiques pour certaines applications.

 

Futur immédiat: Des  applications comme biens de grande consommation (Focus retail et merchandising)

Des applications (!) telles qu'AppsFire utilisent les social media afin de partager la liste de ses applications avec son réseau personnel, ces fonctionnalités seront intégrées aux MAS.

Les développeurs pourront utiliser leurs applications comme backchannel: ils pourront ainsi établir une relation directe avec leurs utilisateurs/clients via le MAS, moyennant finance bien sur.

MAS Weapon of (Value) Destruction?

De plus en plus de smartphones vont embarquer nativement un application store issu de l'OEM ou du MNO: une offre de MAS non pas de masse, mais riche et large en termes de gamme.

Une offre dont les caractéristiques seront celles du secteur des biens de consommation (FMCG: Fast Moving Consumer Goods) comme évoqué plus haut: une segmentation (Que je qualifierais de) 'classique', un focus sur le retailing et le 'placement' (Du store et des applications) et bien sur une expérience utilisateur et donc de marque de qualité.

1 -     Premium Store: Parce que je le vaux bien.

Aujourd'hui les MAS nous pondent un cocktail (Shaken, not Stirred) d'applications premium et d'applications entrée de gamme/gratuites. Une évolution naturelle est une meilleure segmentation des ces applications, permettant de séparer le bon grain de l'ivraie et une meilleure lisibilité/qualité de l'offre: si vous vous attendez à trouver des applications au prix d'un euro, il y a des chances que la qualité valle…un euro.

Ainsi le concept du premium store est la prochaine étape du modèle MAS: les hypermarchés des applications (Axés sur le flot de visiteurs) vont coexister aux cotés de MAS orientés haut de gamme (Avec un prix plancher plus important, une ligne éditoriale permettant une meilleure sélection et une meilleure recherche, un support client de qualité…et in fine une meilleure expérience utilisateur)

2 -     Distribution (Retailing) et Placement

Une conséquence de la spécialisation/segmentation à venir des MAS, sera une offre abondante et hétéroclite pour l'utilisateur qui aura du mal à déceler ce qu'il l'intéresse dans ce Maelstrom: un cas (Extrême)  est la coexistence de plusieurs MAS sur un même terminal, comme en Corée où Samsung a lancé un terminal avec 3 (!) Application Stores embarqués (Un pour le fabricant, un pour l'éditeur de l'OS -Windows-, un pour l'opérateur)

Dès lors les agrégateurs de contenu pourront créer de la valeur (Pour l'utilisateur et pour leur propre compte) en sélectionnant les meilleurs applications par store et/en poussant des applications sur l'Idle Screen (comme le fait Google avec ses liens publicitaires)

En ce qui me concerne je n'ai que peu d'applications sur mon SuperPhone: un calendrier de qualité, celui d'origine étant…nul, une application Facebook, une autre LinkedIn… un jeu avec des personnages perdus sur une Ile que l'on peut maltraiter (Mon coté sadique!)…et un client Twitter. Je ne suis pas le meilleur candidat pour les futures fonctionnalités de recommandation sociale des MAS j'avoue…

Ce qui m'a d'ailleurs valu de la part de plusieurs personnes différentes, peu ou prou la même remarque:

"Je suis déçu(e), je pensais qu'un Geek comme toi aurait plus d'applications sur son téléphone…"

Je suis ne pas sûr de savoir comment je dois le prendre…

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet & Mobile
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 22:00

Régulièrement un drame se joue dans nos foyers, un drame récurrent, incarnant le désespoir absolu, une véritable entreprise du Malin, et pourtant rien n'est fait pour éviter cette situation, ce drame arrive encore et encore…"rien à la télé".

Rien à voir à la télévision: que faire à part envisager le suicide? Sortir et découvrir le monde? Restons sérieux et réaliste… il y a bien sur la solution qui consiste à invoquer les esprits en dessinant un pentacle sur le sol ou à danser avec les loups…il reste l'alternative d'essayer de maitriser ses émotions tout d'abord, et tous ces programmes ensuite…avec l'utilisation d'un Guide TV: un Guide TV numérique et Interactif qui pourra nous guider dans l'apprentissage de…la Force.

My ally is the Force, and a powerful ally it is.

Bientôt on ne regardera plus jamais la télé comme avant: la télévision de ma jeunesse (Un menu de cantine fixe et limité en choix) est passée à une carte d'un restaurant tendance et semi étoilé (Riche et variée).

Le consommateur a donc un plus grand choix. La révolution technologique en cours a permis la multiplication des écrans, écrans qui ont envahi nos foyers comme nos poches ce qui induit un accès aux contenus totalement personnel.

Plus besoin de se mettre d'accord en famille sur une chaîne, ni de se caler sur les grandes messes du Dimanche (Film), du Mardi (Film) et du Jeudi (Le Policier!)…chacun peut consommer ce qui lui plaît et ce en tout lieu (Dans le métro…comme dans son salon) et au moment de son choix (En direct comme en décalé).

Un vaste choix en termes de contenu et de modalités de visionnage s'ouvre à nous… une vraie liberté … la démocratie du contenu!

Dès lors le fameux zapping de chaine à chaine est encore Roi, (Véritable appel au meurtre pour celui qui subit le joug du détenteur de la télécommande-Excalibur), avec une variante: la grille ou mosaïque de chaines, afin de voir (Ou de ne pas voir?) ce qu'il se passe à la TV.

 

Mais essayez de trouver quelque chose à regarder avec 500 chaines de TV, ou pire de naviguer parmi les millions d'options des chaines de télévision (Internet, câble, satellite, TNT): la liberté de choix en la matière est louable… jusqu'a ce qu'il y ait trop de choix.

On ne regardera bientôt plus jamais la télé comme avant. Mais la regardera t-on vraiment? Cette profusion ne devient-elle pas contre-productive en ce sens qu'il devient compliqué de la regarder et de choisir?

Ma conviction est que le passage -toujours en cours- d'une télévision "linéaire" à un nouveau monde de télévision haut-débit à la demande, va nécessiter un outil afin de maitriser cette nouvelle puissance, une nouvelle interface, plus élégante et pertinente afin de naviguer dans cet océan d'options… et préserver l'attrait de ce beau meuble heu.. medium qu'est la télévision.

Trop de choix, tue le choix

Il y a quelque temps, j'ai eu l'occasion de discuter avec un VP Marketing d'une société fournissant des solutions de Guide Media TV: dès les premières secondes de notre entrevue il m'a affirmé que si un utilisateur de son produit arrivait à se dire qu'il n'y a rien à voir à la télévision, son entreprise, mais aussi le medium TV au sens large avait échoué. (Et ce assez rapidement: la durée moyenne  de recherche/zapping est de moins de 3 minutes 'seul' et de moins de 5 minutes via un logiciel guide de programme tel celui de Rovi ou de Gemstar)

Son postulat est que parmi les plusieurs centaines de chaines TV, contenu Internet et autres services premium il y a quelque chose qui est susceptible d'intéresser le "téléspectateur".

La clé résidant dans le fait même de trouver ce qui est susceptible d'intéresser ce téléspectateur….

En effet: s'il y a quelques années, la grille ou le guide des programmes papier étaient fort efficaces et constituaient la panacée… pour (Re)trouver le programme de son choix, les limites intrinsèques de ces derniers sont aujourd'hui atteintes: une grille TV classique ne possède que deux dimensions ('Il y a deux choses' ou le Plan en deux parties: posture Imparable!):

1 -     Les chaines

2 -     Une échelle de temps

Ces dimensions ne servent plus à grand-chose avec la pléthore d'options de VoD, et de chaines: les possibilités deviennent alors trop difficiles à gérer.

On peut finalement considérer que le public ne veut pas vraiment de cet univers en constante expansion, ce qu'il recherche c'est une vision limitée de cet univers… (Belle vision de la Démocratie n'est-ce pas?!)

C'est bien cette vision 'limitée' que doivent permettre les Interfaces/Guides TV: un guide qui me permettra de trouver un contenu qui m'intéresse ou de me le proposer spontanément.

Ce dernier s'appuierait sur une combinaison de Recherche, de Recommandation, ainsi qu'une Vision centrée sur le contenu (!) le tout bien sur mâtiné d'une Interface de qualité.

Perdu de Recherche

Il y a deux types de téléspectateurs, non pas la ménagère de moins de 50 ans et le reste du monde, mais plutôt, les téléspectateurs actifs et ceux …passifs.

Ceux qu'on appelle 'passifs', sont ceux qui ne regardent pas un programme en particulier, ils sont devant leur télévision (Ou alternativement dans une pièce où celle-ci est allumée) et n'ont aucun souci à zapper pour tomber sur un programme susceptible de les intéresser (Certains d'ailleurs n'arrivent pas à consommer la TV d'une autre façon) ou alternativement ne zappent pas, la télévision étant alors utilisée comme une radio améliorée.

Les 'actifs' eux ont une idée précise de ce qu'ils recherchent et sont prêts à faire un effort pour trouver le programme qui leur correspond (Et non pas seulement le premier samedi du mois…)

C'est pour ces derniers que la situation se complique: avec le principe de recherche, il est nécessaire de taper ce que l'on…recherche. Et là c'est le drame: avez-vous déjà envisagé de taper quoi que ce soit sur la télévision (Je ne parle pas de la taper tout court)? Résistance au changement maximale,  comment tuer le concept même de la télé: y ajouter un clavier… physique ou virtuel à l'écran.

Dès lors certaines entreprises se penchent sur des applications reliant (par radio) des terminaux mobiles (Tel l'iPhone) à leur guide TV, ce qui impliquerait:

-          L'utilisation d'un objet familier…déjà usuel.

-          La saisie prédictive (Prétexte à des règlements de compte conjugaux sur le thème de: 'Je te jure mon cœur, je cherchais le programme Thalassa sur l'iPhone et je me suis retrouvé avec Tabatha Cash à l'écran!')

-          La reconnaissance de l'utilisateur par le set top box (Note pour plus tard: Important pour la suite)

Je vous le Recommande: j'ai le même à la maison, ma femme en est très contente!

Si vous avez aimé X, vous aimerez Y, un principe ancré dans le web, et plus particulièrement dans le e-commerce (Amazon notamment), qui est déjà mis en œuvre par TiVo avec son fameux PVR (Personal Video Recorder) qui vous propose rapidement des contenus et vous demande de les noter… ce qui permet d'améliorer et alimenter les recommandations du-dit PVR… allié à l'utilisation d'un terminal mobile, il serait possible  de cibler plus finement les recommandations en fonction de l'utilisateur assis en face de sa télévision.

Dès lors l'aspect social de ces recommandations ne serait pas en reste, des widgets Facebook et Twitter sur la télévision comme ceux de l'IPTV par fibre de Verizon (FiOS), ou même de la Xbox 360 (Utilisée comme set top box au Royaume Uni par BT notamment) et du Media Centre Boxee alimenteraient ces recommandations.

Une nouvelle et troisième dimension s'ajouterait alors à notre grille, une contextualisation qui prendrait la forme d'une recommandation basée sur mes gouts ou ceux de mes amis et de ma famille.

Merci de votre commande: voulez-vous une livraison colissimo, par transporteur express ou en dépôt dans votre mercerie?

Une fois que notre consommateur (de contenu) sait ce qu'il veut savoir, la façon dont il accède lui importe peu, il veut son contenu et vite!

Or notre télévision et son interface d'accès au contenu si évoluée soit elle, est encore limitée par la méthode de distribution du dit contenu: sur la console Xbox 360 par exemple, il existe aux Etats-Unis, un service de visionnage en streaming nommé Netflix, (Disponible sur PC et d'ici la fin de l'année sur PS3) et un autre service de vidéo nommé Xbox Video Marketplace.

Je dois donc aller de manière séquentielle vérifier la disponibilité de mon film préféré sur l'un des deux services puis sur l'autre.

Idéalement mon guide TV devrait me proposer de regarder le film en question (Gattaca) en streaming via Netflix, VoD classique (Payante ou gratuite avec publicité) ou sur la chaine SyFy qui va le diffuser dans 1H… ce qui constitue le type de choix qui m'intéresse véritablement.

Looks to kill for

La grille temporelle est… donc mortelle lorsqu'utilisée seule comme évoquée plus haut, on doit donc l'enrichir… mais aussi l'améliorer… graphiquement avec par exemple une interface de qualité utilisant un filtre suivant des recommandations personnalisées (Comme le propose le guide Liquid de Rovi).

Des bonus de type DVD (Coulisses, reportages, bande-annonces, résumé de type 'Previously on…Lost') permettraient alors de valider les recommandations du guide ou de ses connaissances, ou tout simplement de naviguer et découvrir un programme que l'on pourrait apprécier de regarder.

J'avoue tout ceci constitue le Meilleur des Mondes: une approche non pas parfaite, mais relevant encore de l'utopie; les différents acteurs que sont les chaines TV, détenteurs de droits (Emission, Cinéma, Sports…) et bien sur fabricants de TV et autres set top box, fonctionnent en silos et ne sont pas prêts de travailler main dans le main avec un nouveau larron qui va pour certains leur prendre une partie de la création de valeur et pour d'autres agréger en mettant sur le même plan tous les contenus… voire en en privilégiant  certains par rapport à d'autres.

Heureusement nous ne sommes qu'a l'aube de la déferlante annoncée d'un nouveau 'contenu TV': la TV Internet, et les set-top devices n'ont pas encore 'muté' et peuvent être encore domptés par l'homme…pour le moment.

Ce qui d'ailleurs ne constitue pas forcément une mauvaise chose: bien sur la richesse d'internet réside autant dans le contenu que dans l'acte de recherche (Fructueuse) de ce contenu, mais en ce qui concerne la télévision, le bon vieux reflexe constitue à l'allumer et à se relaxer… et non pas à se prendre la tête à deux mains pour savoir ce qu'il faut regarder ou ne pas manquer…car en fin de compte, la Télévision ne doit-elle pas me permettre d'avoir du temps de cerveau disponible lorsque je la regarde?

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Media
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 22:03

Yahoo! revient désormais à son principe originel (Yet Another Hierarchical Officious Oracle): attirer une audience qui s'appuie sur le portail Yahoo! non pas comme un annuaire fut-il de grand qualité, mais comme un tableau de bord d'information (Dashboard) en général et du contenu made in Yahoo! en particulier… du contenu mâtiné de networking social afin d'en augmenter la valeur perçue par l'utilisateur.

 

Yahoo! a racheté cet été Xoopit pour 20 millions de dollars, une start-up qui permet d'intégrer des outils de type media social dans les services webmail comme Yahoo! Mail et Gmail.

Xoopit est une application qui permet de visualiser facilement les photos, vidéos et autres fichiers média reçus en pièce jointe  et enterrés dans votre boite mail (Comme l'est Xobni pour le client Outlook)

Le but premier de cette start-up était de transformer la boite de réception email (Inbox) en réseau social personnel à part entière et ce en organisant les emails contenant des fichiers media, tout en s'appuyant de manière éhontée sur le répertoire de vos contacts…

Le produit est, pour l'avoir testé en début d'année, de grande qualité, et cette acquisition est en droite ligne avec une (nouvelle) stratégie centrée sur l'une des forces de Yahoo!: le contenu en général et le mail en particulier.

En utilisant Xoopit, Yahoo! va pouvoir utiliser le contenu… VOTRE contenu, afin de proposer une publicité mieux ciblée et (Hyper?) contextualisée car reliée à votre réseau personnel.

Conversation is the new Black. Content is just something to talk about…

Ceci est d'autant plus méritoire que les géants du webmail que sont Google, Microsoft et AOL se tournent les pouces: même si les publicités intégrées à Gmail et Google Labs for Gmail sont basées sur des mots clés et qu'il existe quelques addons…tout cela n'a rien de social, or c'est bien là que se trouve le gisement de création de valeur

Notre ami Yahoo! après moult errements dans les réseaux sociaux (Mash entre autres)  pourrait donc enfin réussir là où les autres n'ont non pas échoué, mais rien tenté…

Numéros de téléphone mobile, emplacements, identité IM, dates d'anniversaires, poste, et bien sûr adresses mail…la boite de réception mail et le répertoire mobile (Phonebook ou mobile address book) sont par nature même des environnements sociaux.

Yahoo! ne fait que mettre en application (!) ce constat en essayant de monétiser ces deux environnements à travers leurs éléments constitutifs.

Yahoo! pourra avec cette acquisition s'appuyer sur une équipe talentueuse (Issue du secteur Internet) afin d'épauler le Directeur Général Carol Bartz (Qui n'est pas du sérail), qui a constaté qu'une grande partie des forces vives de la firme a quitté le navire sous l'ère Yang: Bijan Marashi, un ancien d'Inktomi, pourrait d'ailleurs rejoindre (Au sens premier du terme) Yahoo!, la firme ayant racheté Inktomi en 2002.

Un coup qui pourrait donc s'avérer être un coup de maitre: Yahoo! met la main sur un produit de qualité, une équipe dirigeante de haut vol afin, d' (enfin!) utiliser la domination de la firme de Sunnyvale dans l'email et le contenu et ce, au service d'une stratégie tout court dans un premier temps, orientée contenu dans un deuxième…

'We are not picking anything up, we are not in the same league'

"It is no different than any software company competing against Microsoft…Just because we are on the Internet does not mean that we are a search company. We are much broader than a search company.”

Enfin… Carol Bartz ne connait peut être pas le secteur mais connait…son métier: la firme revient à son cœur de…métier et veut pousser son avantage concurrentiel… c'est bien dans ce cadre que Yahoo! et Microsoft ont conclu un deal sur la recherche Internet: Yahoo! a lâché son moteur de recherche pour Bing… afin de se recentrer sur que la firme a toujours su (bien) faire.

Selon cet accord, les recherches internet sur Yahoo! garderaient la marque de la société avec mention de Bing ('Powered by Bing')

Le plus intéressant est que les deux sociétés vont se partager le revenu généré par les publicités affichées par le moteur de recherche…de Bing. Yahoo! pourra aussi placer des publicités sur Bing.com, profitant d'un effet de volume et de synergie entre les régies publicitaires 'Search' des deux firmes, et en redevenant un réel concurrent devant l'ogre Google

Recentrage sur son cœur de métier

Entendons nous bien: que ce soit Google, Microsoft ou Yahoo!, le but est pour ces sociétés de vendre de la publicité… toutefois les approches sont par contre très différentes: Google et Microsoft misant sur le trafic, Yahoo! misant sur l'audience.

La différence me demanderez-vous?

Elle est de taille: l'Audience est l'attention (Au sens d'intérêt) qui est portée à quelque chose par un public donné… celle-ci se caractérise dans notre exemple par le temps passé par un internaute sur le site (Session Time) la récurrence, et la fréquence des visites (Repeat visitors)

Le Trafic, lui constitue le nombre de visites d’un site web sur une période donnée: la mesure étant dans ce cas là les visiteurs uniques du site (Unique Visitors)

Google et Microsoft ont eux, une approche centrée sur des applications ou packages software, applications plus ou moins liées à leur moteur de recherche, ce qui leur permet de (re)diriger le trafic vers le Search.

Yahoo! fait le pari que la valeur et son hypothétique monétisation réside dans l'audience, qui résulte elle de la qualité de son contenu… et se (re) focalise en conséquence sur sa capacité à:

1 -     Faire venir les internautes sur ses pages web

2 -     Augmenter le temps passé par les internautes à consulter ces dernières ('What are you looking for')

Pour chiffrer la chose:

-          Yahoo! News est LE site d'information dans le monde (50 millions de repeat visitors  rien qu'aux Etats-Unis devant le New York Times)

-          De même pour Yahoo! Sports qui est devant ESPN (Respectivement 25 et 21 millions)

-          Yahoo! Finance attire 20 millions contre 14 millions pour AOL Money

-          Pour finir Yahoo! Mail détruit la concurrence avec les deux tiers des repeat visitors dans le monde soit 103 millions (pour 250 millions de comptes mail), contre 48 pour Hotmail, 38 pour AOL et 36 millions pour Gmail

 

Back to Basics

C'est la raison pour laquelle la firme a lancé sa nouvelle Homepage en la rendant plus claire mais surtout en y ajoutant des Widgets ou Favourites permettant de consulter des sites en restant sur la page Yahoo! (La même philosophie que Bing d'ailleursmais poussée plus loin), voire même d'y interagir par le biais de ces mêmes outils (Le site propose des Widgets Twitter, Facebook, MySpace, Yahoo! Messenger, Live Messenger…)

De même la nouvelle version de Yahoo! Mail intègrera d'ici la fin du mois plusieurs applications intégrées à votre inbox:

-          Xoopit qui permet donc voir et partager les photos de votre boîte de réception

-          PicNic qui donne la possibilité de retoucher vos photos juste avant de les envoyer par mail

-          Share it qui permet de partager des fichiers lourds et ce jusqu’à 100 Mo

-          Flickr avec qui il est possible des photos Flickr avec vos amis et votre famille

-          Automatic Organizer,  un assistant personnel qui classe les mails (comme les règles de tri dans le client Outlook)

-          Paypal  qui permettra d'envoyer de l’argent à vos contacts de votre boite email.

Pour couronner le tout, la firme crée un véritable Stack Web/mobile en synchronisant la homepage web personnalisée par l'internaute avec la homepage mobile.

En privilégiant l'audience Carol Bartz redécouvre l'ADN même de Yahoo! (Le contenu) qu'elle "contextualise" via le networking social, et laisse Google se concentrer sur le trafic résultant de son cœur de métier: la recherche internet (Seule activité de la firme qui soit couronnée de succès…)

En fin de compte, ce que nous dit le nouveau CEO de Yahoo!, c'est que contrairement à l'adage, ce n'est pas le voyage qui compte, mais bien la destination.

Espérons juste que cette dernière ne soit pas la même que celle d'AOL

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 22:03

Pas besoin d'être Gil Grissom (Le seul, le vrai Expert: CSI Las Vegas) pour voir qu'il existe un faisceau de preuves: Facebook s'apprête à lancer une monnaie virtuelle… des tests (d'une portée limitée) seraient en cours avec un système simplifié et des montants plafonnés.

Beaucoup d'observateurs se posent la question de savoir si Facebook a les moyens de lancer une monnaie virtuelle, qui faciliterait la vente et l'achat de biens et de services… qu'ils soient virtuels ou réels.

Qu'est ce qu'une monnaie virtuelle me demanderez-vous?

Money, money, money… in a Richman's world

Commençons d'abord par la monnaie tout court: un instrument de paiement accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d'une dette.

Une monnaie possède plusieurs fonctions:

-          Une fonction d'intermédiaire dans les échanges

-          Une fonction d'expression de valeur et d'unité de compte pour le calcul économique

-          Une fonction de réserve de valeur.

Elle se caractérise par la confiance qu’ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange (D'où les lourdes peines à l'encontre des contrefacteurs, qui sapent cette confiance)

Chaque monnaie est définie, sous le nom de devise, pour une zone monétaire donnée (Le plus souvent un ou plusieurs États). Elle y prend la forme de dépôts, de billets de banque et de pièces de monnaie.

En raison de l'importance de la monnaie, les États se sont très vite arrogé le monopole de l'émission des billets et des pièces: en définissant une devise officielle et en faisant de cette devise l'un des symboles de leur puissance (Les Etats-Unis et le Dollar en sont le meilleur exemple.)

Ils exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la législation et la politique monétaire des banques centrales.

Une monnaie virtuelle (ou Virtual Currency)  possède les mêmes caractéristiques… sauf qu'elle n'est pas adossée à un ou plusieurs Etats mais à… une ou plusieurs entreprises.

Cette monnaie virtuelle permet de réduire la résistance (Au sens d'obstacle) aux actes de paiement online: 'j'achète' de la monnaie virtuelle avec de la vraie monnaie, la monnaie virtuelle servant de moyen de paiement online.

Attention il ne s'agit pas ici de blanchiment d'argent sale ("Je vous le jure Monsieur le Procureur, c'est un voleur qui a mis cela dans ma poche!"): je 'charge' mon compte PayPal avec de l'argent débité de mon compte ou de ma carte de paiement; ou plus simplement PayPal me prélève le seul montant de l'achat lors d'une transaction.

Dans le cas de Facebook, les utilisateurs feraient de même pour pouvoir accès à des jeux ou acheter des biens virtuels, en donnant leur coordonnées bancaires à la startup (Et une fois pour toute), et en procédant à des achats sur la plateforme Facebook.

La firme envisage des montants de 10 à 20 dollars afin de charger son compte en monnaie virtuelle, pour acheter applications, des jeux, des e-cartes postales, et pourquoi pas des biens et services réels.


Can you imagine what I would do if I could do all I can? (Sun Tzu)

La monnaie virtuelle possède plusieurs avantages, en ce sens qu'elle permet:

-          De monétiser une audience… pour un Facebook par exemple, en pratiquant des micro-paiements pour des jeux/applications sur sa plateforme.

-          D'éviter la rupture dans l'expérience utilisateur, en étant sur un réseau social, participant à un jeu online ou procédant à un acte d'achat, je dois à un moment donné entrer des données de paiement à chaque transaction, afin de reprendre le cours de cette expérience.

-          D'augmenter la stickiness (Propension à attirer et garder un public) à l'univers de l'émetteur de cette monnaie (Marque, produits, services…Ecosystème au sens large)

-          D'utiliser cette monnaie de manière universelle, et en conséquence d'engranger des commissions de transactions voire même de disposer d'une trésorerie conséquente dans le cadre de comptes de monnaie virtuelle 'chargés' avec de la monnaie réelle avant d'être utilisés (Le leader PayPal a traité 60 milliards de dollars de paiement en 2008: la Firme se rémunère auprès des vendeurs avec une commission par transaction qui varie selon le volume mensuel traité; de 1.9% à 2.9% et 0,30 dollar par transaction, Google Checkout ayant la même grille tarifaire)

Nous méritons votre confiance

Une des caractéristiques essentielles d'une monnaie est donc d'inspirer la confiance: sans tomber dans la phobie germanique du Deustche Mark d'entre les deux guerres, je dois avoir une foi dans le système monétaire, pour croire que ce bout de papier vaut X euros.

La même confiance que j'ai dans ma banque, quand elle m'envoie mon relevé bancaire, pour croire qu'elle sera capable de mettre à disposition mon argent quand j'en aurais besoin (J'ai confiance, mais je pointe toutes mes opérations lors d'un rapprochement bancaire mensuel: 'La confiance n'exclut pas le contrôle').

Une monnaie virtuelle doit donc être émise par un tiers de confiance, en l'occurrence une firme qui:

-          Possède les ressources nécessaires (La taille, et l'envergure étant essentielles: Théorie de la Zone Monétaire Optimale de Robert Mundell)

-          Possède une véritable marque, un service client de qualité, bref un tiers qui soit fiable, stable et qui ait la taille nécessaire pour attirer un ensemble de partenaires économiques… (Ensemble qui soit d'ailleurs être assez diversifié)

Ainsi quelque soit la qualité de la technologie, ou la volonté d'être le banquier central de l'internet, il est proprement inconcevable qu'une masse de consommateurs soit prêts à confier une partie de leurs transactions financières et donc de leurs revenus à une startup quelle qu'elle soit…

Le nerf de la guerre

Un utilisateur lambda doit se dire que la société derrière une monnaie virtuelle est gage de sérieux (Et qu'elle ne mettra pas la clé sous la porte du jour au lendemain, et qu'en cas de problème elle le protégera comme le ferait l'assurance d'une carte de paiement)

Rappelons-nous qu'en octobre de l'année 1999, Microsoft a lancé Passport, une base de données permettant à tout un chacun de centraliser toutes ses données personnelles (Nom, adresse etc…) afin de les communiquer à un site marchand lors d'une transaction d'achat… l'idée étant de remplir tous les champs nécessaires à la conclusion de la transaction y compris les données de paiement.

Ce service a été un échec retentissant pour de multiples raisons: l'image de l'Ogre/Big Brother Microsoft, les débuts du e-commerce, la volonté des sites marchands de se constituer une base client et de ne pas se faire désintermédier par la firme de Redmond… mais aussi d'innombrables problèmes techniques.

Les blocages et autres failles de sécurité ont détruit le peu de confiance que pouvait inspirer Microsoft dans le domaine…

De même, il existe une multitude des startups comme Jambool (Lié à Facebook), OneTxT, SpareChange, OfferPal, KickFlip, SocialGold, TwoFish, PlaySpan Zeevex… mais celles-ci sont condamnées à des rôles de fournisseur de plateforme technique (Ou enablers) ou à être rachetées (Au mieux): elles possèdent la technologie mais n'ont aucun des éléments cités précédemment (Vous vous voyez donner votre numéro de carte de crédit à une société nommée 'Zeevex'?! Moi non: le nom me rappelle plus une publicité de type spam pour un médicament sensé pallier les dysfonctionnements…masculins, qu'un système de paiement...)

Le 'paiement en mobilité' comme arme de destruction massive

Alors qui peut réaliser ce vieux rêve d'Alchimiste en transformant le plomb virtuel en or réel (24k: le seuil minimum acceptable dans les pays comme celui de mes parents: c'est bon comme là-bas)?

Il y a bien sur PayPal, qui doit penser à bloquer d'éventuels concurrents, qui proposeraient une monnaie virtuelle au-delà du simple paiement électronique. PayPal possède plus de 70 millions de comptes actifs à travers le monde…

Google pourrait attaquer le bastion PayPal, en mettant le paquet sur Google Checkout et en utilisant sa taille et sa capacité à analyser une masse d'informations… toutefois sa solution de paiement ne permet pas de faire des paiements de particulier à particulier… et jusqu'à maintenant comme sœur Anne nous ne voyons rien venir.

Amazon pourrait de même utiliser une base installée de clients très importante et pourrait l'utiliser afin de créer une extension de sa place de marché (Amazon Marketplace)… mais la firme cherche plutôt pour le moment à porter son business model de marchand Web sur le Mobile.

Facebook? Pour ma part je n'y crois pas: je ne donnerais jamais mes coordonnées bancaires à la startup, elle possède une masse critique évidente (200 millions d'utilisateurs!) mais sa réputation… n'est pas à la hauteur.

L'achat de biens/services virtuels sur le site? Ce n'est pas sérieux.

Le cas d'achat d'upgrades online/offline dans des jeux à part entière est un cas à part: ces modèles  (World of Warcraft, Killzone 2, Call of Duty…) n'ont rien à voir avec Facebook et ses jeux sociaux.

Reste…Apple qui possède son App Store: la firme de Cupertino possède près de 100 millions de comptes iTunes avec un numéro de carte de paiement associé… dont quasiment 50 millions de comptes liés à la plateforme iPhone/iPod Touch

Rappelons nous qu'Apple a placé sa plateforme iTunes au cœur de sa stratégie de push de services: la firme a révolutionné l'industrie de la musique là où les majors ont échoué, en facilitant l'achat de musique par téléchargement via iTunes.

La firme de Steve Jobs est de même dans une position de force dans le micro-paiement avec la plateforme iPhone/iPod Touch munie du firmware iPhone 3.0: une totale maitrise de la relation client, une marque qui inspire confiance… qui permet l'achat d'applications, de musique, de vidéos sur PC/Mac et…sur mobile.

L'arme secrète d'Apple? Non pas le paiement mobile, mais le paiement en mobilité: je surfe sur le Web avec mon iPhone, je suis sur un site marchand… et je paye via mon compte iTunes et ce en 1 click: pas d'identification (Qui suis-je), d'authentification (Suis-je bien la personne que je prétends être) nécessaires, mon compte iTunes possède toutes les informations, de l'adresse de livraison à mon numéro de carte de paiement. Simplicité, facilité, d'usage…ceux qui ont subi les affres du (récent) PayPal Mobile apprécieront…

On voit bien l'intérêt pour l'utilisateur final… et pour les sites marchands: l'avantage est de (finir de) désintermedier les opérateurs mobiles qui exigent (en moyenne) 30% du montant de la transaction (Comme Apple pour l'App Store il est vrai) afin de faire apparaître celle-ci sur la facture du client (Et ce, dans le cas où les opérateurs acceptent de suivre cette voie: certains appréhendent à terme une réduction de l'ARPU de la part de clients, en réaction au gonflement de facture dû aux achats pratiqués)

Un véritable l'obstacle au m-commerce: le vendeur rogne sa marge de 30% (!), ou facture un prix plus élevé que sur le web par exemple…

Gageons qu'à minima Apple s'alignera sur les tarifs…web de PayPal  et de Google Checkout évoqués plus haut afin de conquérir ce marché.

Une solution simple éprouvée par les entreprises (Majors de la musique, éditeurs), les particuliers (Vous et moi): aujourd'hui c'est une application ou l'iTunes Store qui lance le processus de paiement,  demain ce processus pourrait être lancé par une par un site web.

Opportunities multiply as they are seized. (Sun Tzu)

Bien sur c'est un nouveau Business Model pour Apple, avec ses investissements en termes de serveurs, de sécurité et de conformité réglementaire (Filiale enregistrée comme établissement de crédit avec toutes les contraintes associées, notamment en matière anti-blanchiment, comme l'est PayPal Europe au Luxembourg… terre d'accueil d'iTunes Europe).

Apple devra aussi proposer une véritable protection du consommateur comme le fait PayPal en cas de litige (Remboursement en cas de prestation/service non livré): en effet la firme encoure le risque de perdre en partie de son lustre en termes notamment d''expérience client en vendant des services/biens qui ne sont pas passés sous ses fourches caudines…

Avec ce service elle pourrait ainsi faire d'une pierre deux coups  en s'alignant sur PayPal et en proposant un réel avantage clients d'une part, en atténuant la dilution de sa réputation en cas de produit/service de moindre qualité d'autre part.

Quelque soit le modèle choisi par Apple (Achat sur le web avec paiement via iTunes -que ce soit en client lourd ou client léger- ou achat sur la plateforme iTunes selon les mêmes modalités) les consommateurs sont prêts: j'achète déjà des applications via la plateforme (Recherche dans le catalogue, Paiement), sur mon ordinateur et/ mon iPhone pourquoi ne pas acheter des biens et services de la même façon?

Au vu de la multiplication des plateformes/OS et des Applications Stores liés chacun des 'paniers' mobiles auront leur système de paiement de prédilection: ceux sur terminaux Android seront payés par Google Checkout, ceux sur terminaux Research In Motion seront payés via Paypal… reste l'Ovi Store de Nokia et l'App Store de Palm avec son Pre qui n'ont pas encore fait leur choix définitifs…

Ce mouvement a pour conséquence une fragmentation accrue de l'univers mobile… dont Apple pourra tirer son épingle de jeu avec sa base installée.

En lançant sa dernière version de logiciel permettant le paiement récurrent, Apple se positionne comme un acteur incontournable du contenu, du contenant… et du moyen de paiement: the Hat Trick comme l'on dit in the Beautiful Country (Outre-manche bien sûr).

 

Dans un futur pas si lointain que cela... dans une boutique Burberry…

Cela vous fera <Censuré> euros Monsieur Ashraf. Comment désirez-vous payer?

Visa, Mastercard, American Express…Apple?

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet & Mobile
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /2009 22:26

Mes parents étaient propriétaires d'un restaurant et d'une épicerie Pakistanaise dans le quartier de Montparnasse à Paris: ils ont été commerçants pendant 32 ans avant de prendre leur retraite.

Le restaurant tournait bien et permettait de faire découvrir la cuisine Pakistanaise (L'un des premiers ouverts en France: 1975!) et l'épicerie prenait le relais en vendant les épices permettant de préparer les plats… avec bien sûr un accueil chaleureux (Gratuit!), tous les conseils de cuisine nécessaires aux clients (Gratuit!) et un livre de cuisine (Payant par contre, mais peu cher… très bon livre d'ailleurs, 'La Cuisine Indienne et Pakistanaise: facile et bon marché', si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à me contacter, je vous ferais un prix: ma cave est mise à contribution pour cause de stockage parental).

Mom & Pop Store

Implantés dans le milieu des années 70, jusqu'à leur retraite en 2008, ils connaissaient tout le quartier, ils ont vus des couples se former, des enfants naitre et grandir… une vraie connaissance doublée d'une intimité client.

Du 'Business' (Restaurant) donc, du 'Repeat Business' (Restaurant) et du 'More Business' (Epicerie): commerçants dans l'âme car 'Punjabis'.

Le Saint-Graal: mieux connaitre ses clients et leur proposer des produits qui seraient susceptibles de leur plaire. C'est d'ailleurs ce que pratiquent les banques de détail depuis un moment, en utilisant les informations personnelles et de transactions financières afin de faire du Cross et de l'Up-Selling de produits financiers (Assurances, SICAV etc…)

Sous réserve de conformité à la loi (CNIL entres autres), une manne de données est donc amassée afin de cerner les clients et d'établir des profils permettant de faciliter la vente de services.

Prenons un moment et imaginons que cette connaissance, ne soit pas seulement financière, mais qu'elle ait trait à des achats de mobilier, de vêtements, de nourriture, bref de biens et de services qu'acheteraient des ménages lambda…

Imaginons de même que ces données soient accessibles dans leur globalité et en temps réel, et qu'elles soient l'apanage d'une seule entreprise.

Pour finir imaginons que la même entreprise prenne une commission sur chaque transaction et qu'elle ait plusieurs millions de clients et ce dans le monde entier.

Pour certains une telle situation serait un cauchemar (Big Brother is watching you), pour d'autres la description d'une Success Story...

Bonjour, bienvenue, que nous vaut le plaisir de votre venue?

L'un des joyaux du firmware iPhone OS 3.0 (Sortie le 17 juin) est le 'In App Purchase': la possibilité de vendre un contenu supplémentaire après installation d'une application (Payante) iPhone/iPod Touch, et ce via l'iTunes Store.

Cette nouvelle fonctionnalité s'accompagne d'un suivi des achats (Qui a acheté quoi, où…), de l'automatisation des paiements (One-Shot ou...Abonnement) et ce pour chaque transaction.

La plateforme iTunes permettra par exemple la vente d'abonnements à un magazine, avec un paiement mensuel, annuel ou avec une fréquence définie.

Pour schématiser, le processus est le suivant:

-          Les modalités de vente sont soumises par l'éditeur de contenu à la plateforme iTunes via le SDK (Software Development Kit) iPhone 3.0.

-          Lorsque le client veut procéder à un achat, l'application crée une requête de paiement et l'envoie à la plateforme iTunes

-          Après vérification (Facturation du client) la requête est acceptée et une notification est envoyée à l'application.

-          Une fois la notification reçue, l'application débloque le contenu qui fait l'objet de la transaction d'achat.

I know who you are, what you like, what you want…

Cette nouvelle fonctionnalité donne à Apple, un niveau de connaissance des habitudes de consommation de ses clients sans précédent: habitudes que l'on peut coupler aux données existantes de fréquentation de réseaux sociaux.

Au rythme actuel de croissance des ventes, Apple va se retrouver avec une base installée de 50 millions d'iPhone et d'iPod Touch au premier trimestre 2010…

50 millions d'utilisateurs avec un historique de carte de crédit, d'achat et d'utilisation (Fréquence, durée) des applications, des données échangées (SMS, Email…), des connexions à des réseaux sociaux (Via les applications Facebook et LInkedIn, demain l'échange de données et/ou cartes de visites avec d'autres iPhones via Bluetooth), des schémas de trafic réseau (mobile ou non), de données sur l'élasticité prix/volume de chaque contenu…

Il est vrai qu'Apple a déjà eu un avant-gout de data mining de données client avec l'iTunes Store avec les achats de  contenu audio et video, mais ce contenu est somme toute limité, pré-packagé et statique.

L'App Store offre des applications qui offrent des possibilités qui sont beaucoup plus importantes: ces applications peuvent être upgradées, se connecter à d'autres applications et services, et utiliser l'écosystème de l'iPhone.

Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même?

Avec l'App Store, Apple:

-          Rend sa plateforme iPhone/iPod Touch plus attractive

-          Récupère 30% du montant de chaque transaction

-          Récupère des données clients inestimables… et emmagasine ce qu'on appelle le Customer Insight.

Bien sûr toute les données recueillies ne seront pas utilisées/stockées et ce pour des raisons légales, de pression de la part des clients (Confidentialité des données notamment) et pour des raisons matérielles.

Toutefois la seule utilisation des métadonnées (Données agrégées, qui dans ce cas, pourraient l'être notamment sans identification des individus) donnerait un avantage concurrentiel unique (Et difficile à répliquer) à Apple.

A l'exception de Google, aucun autre acteur (Nokia? RIM? Microsoft?) ne dispose de ce type de connaissance client dans le secteur du mobile:  Google possède une capacité reconnue d'analyse de données (A l'origine même de la société) mais sa plateforme Android est naissante, et fragmentée entre plusieurs constructeurs, possédant chacun leur business model: Apple possède (A date avec le lancement à venir de l'iPhone 3G S) d'une plateforme unique avec l'iPhone/iPod Touch.

Son, Money does not grow on trees.

Il est difficile de savoir si Apple aura les moyens de mettre en place l'infrastructure nécessaire afin de rassembler, stocker et analyser ces métadonnées, afin de les 'monétiser' en proposant des services et des biens adaptés…

La volonté par contre, est bien là: l'application iPhone (Native) permettant la consultation du cours de ses actions (Via Yahoo!) transmettait l'historique de consultation aux serveurs d'Apple et ce dès la première mouture de l'iPhone.

Quand j'étais enfant, j'accompagnais mon père lorsqu'il faisait les courses dans le quartier, lors d'achats conséquents, il demandait une remise en 'tant que Commerçant', étonnamment cela marchait quasiment à chaque fois.

Même si c'est un (Très bon) commerçant je ne suis pas sur que Steve Jobs accepte cette pratique, même en demandant gentiment… peut être en me connaissant un peu mieux, qui sait?

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet & Mobile
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 22:12

L'un des grands succès d'Apple ces dernières années a été la capacité qu'a eue la firme de proposer un bundle Lecteur MP3 et site d'achat de musique: sous la forme de l'iPod tout d'abord, puis de l'iPhone ensuite, tous deux étant reliés à la plateforme iTunes.


Apple
a dans un second temps lancé son 'Application Store' pour la plateforme (Unique) iPod Touch/iPhone avec le succès que l'on sait (1 milliard d'Applications téléchargées en 9 mois).


Désormais, chaque constructeur de Smartphones (Et chaque Opérateur) lance son 'Application Store', et des applications mobiles proposant de la musique en 'streaming' commencent à faire leur apparition.


Ce dernier phénomène pourrait transformer l'une des forces d'Apple, nommément son business autour de la Musique (Objet de lourds investissements) en une faiblesse… ce qui va amener la firme à faire des choix difficiles dans les années qui viennent.


Il y a quelques semaines la startup
Spotify, a fait une démonstration de son application mobile pour le système Android.


Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse


Spotify
est un service de musique en streaming sous la forme d'un logiciel à télécharger pour Windows et Mac qui vous permet de rechercher, de naviguer et d'écouter un catalogue important de musique, et ce gratuitement et légalement (Spotify a négocié avec les Majors de la musique afin de pouvoir proposer leur catalogue), même si l'ajout de publicités dans la version gratuite est prévu.


Ce système fonctionne selon le principe du 'Peer-to-Peer 'et la rapidité lors d'affichage des résultats de recherche ou de diffusion est impressionnante: elle égale voire surpasse les services de musique les plus connus. Le client Spotify fonctionne comme une sorte d'iTunes avec des liens pour accéder aux morceaux.


Spotify
propose une réelle valeur ajoutée en ce sens qu'il est possible de partager un morceau avec un autre utilisateur grâce aux liens. Cerise sur le gâteau, il est même possible de partager une 'playlist' avec un ou plusieurs utilisateurs où chacun pourra ajouter ses propres morceaux.


Spotify
a une belle carte à jouer, et ce notamment depuis le début de l'année, car le pionnier Deezer a mis en place (Entre autres) l’inscription obligatoire… ce qui a pour effet de restreindre le catalogue disponible selon le pays de connexion.


Avec son application 'Spotify Mobile', la startup permet le streaming de morceaux de musique, une fonction de 'cache' permettant l'écoute de musique en mode déconnecté et la synchronisation de morceaux/playlists avec le site Internet éponyme.


Bien évidemment on peut fortement supposer qu'il existera des limitations à ce genre d'application, limitations imposées par l'Opérateur Telecoms (En termes de capacité réseau, bande passante, de forfaits, d'options à souscrire…).

Mais quelles qu'en soient les limitations, ce genre de service serait très proche de l'achat de morceaux de musique comme le permettent Amazon MP3 ou iTunes: cela en a la couleur, cela en a le gout…mais c'est n'est pas de l'achat de musique, plutôt une sorte de Canada Dry de la musique en ligne.


Ceci explique que beaucoup d'observateurs s'attendent à ce qu'Apple n'accepte pas de version iPod Touch/iPhone de l'application Spotify, car cela menacerait le business model de son iTunes Store.


Spotify
(Dont le service n'est pas encore disponible aux Etats-Unis) a précisé que contrairement sur Windows ou Mac, l'usage de Spotify Mobile sera conditionné à un compte Premium, et donc payant.


La startup incarne la prochaine tendance de consommation de la musique: en mobilité, à la demande et en streaming…. ce qui va fatalement rendre les services de type iTunes beaucoup moins attrayants.


La décennie pendant laquelle Apple a investi et dominé la musique online, deviendrait alors, son talon d'Achille: en effet  le standard 'ouvert' d'un Android et d'un Google, donne plus de latitude et de flexibilité quand à l'innovation et aux nouveaux modes de consommations.


You've got to rub me the right way


Jusqu'à maintenant Apple a fait preuve d'une relative bienveillance vis-à-vis des sociétés qui proposaient de la musique en streaming: des firmes comme (Feu?) Imeem ont flirté avec les lignes de ce qu'Apple peut accepter, en proposant notamment:

-          Une fonction radio (De type Pandora)

-          L'écoute en streaming de sa propre collection de morceaux transférés sur les serveurs d'Imeem


Imeem
a gentiment joué le jeu d'Apple en proposant des liens associés à l'écoute de musique, liens pointant vers iTunes bien évidemment.


Mais avec l'avènement de modèles comme Spotify, Apple se voit donc face à un choix:

-          Garder son modèle et laisser le champ libre à des Android (Et ce lors d'une phase de transition naturelle des ventes de terminaux mobiles vers les 'Superphones')

-          Anticiper cette tendance et proposer ses morceaux en streaming sur iTunes 'Fixe' et iTunes 'Mobile', ce qui va nécessiter un nouveau round de négociations avec les Majors, une infrastructure de serveurs (Si Apple reste sur l'architecture actuelle et ne passe pas au 'Peer-To-Peer'…d'où peut être le deal pour installer un centre de serveurs en Caroline du Nord).


Bien sûr rien n'est encore joué, et le streaming on-demand n'est pas une science parfaite, loin s'en faut:

-          Les opérateurs auront le dernier mot en termes de Mobile Neutrality

-          Apple maitrise toujours l'expérience utilisateur et la relation client, c'est d'ailleurs l'un des atouts phare de la marque.

-          Le streaming de morceaux de musique n'est intéressant que si l'application en question peut tourner en tache de fond (Le fameux Multi-tasking), et cette option n'est pas celle d'Apple, la batterie de l'iPhone ne permettant pas de profiter ne serait-ce que d'un usage modéré de ce mode.


D'une Economie de stock à une Economie de flux…


Nous sommes à l'aube d'un profond changement, le Cloud Computing, le streaming de musique, le 'SaaS' n'en sont que de multiples exemples: la logique de stockage est remplacée par une logique de bande passante.

Ce mouvement de fond constitue le passage d'une Economie de Stock (Stockage local, logiciels/progiciels client lourd, logique d'achat, licence perpétuelle…) à une Economie de Flux (Stockage et usage déporté, accessible via le réseau mobile ou internet, client léger, abonnement…).

Bien sur les réseaux (Mobiles plus particulièrement) devront suivre: les opérateurs devront adapter leur infrastructure, leur structure de couts et leur pricing (En limitant les usages pendant une période de transition?), mais la tendance à terme est celle d'utilisateurs ultra-connectés, et ce tout le temps.


La musique est une illustration de ce mouvement et des enjeux associés: le streaming s'apprête à passer de la sphère de l'internet fixe à celle du mobile, et la firme de Cupertino va devoir repousser l'envahisseur (Ces barbares d'Android notamment).


La musique constitue l'un des avantages concurrentiels d'Apple, Google, est -pour le moment- agnostique dans le domaine… et c'est bien ce qui pourrait constituer une menace pour Apple pour la décennie à venir.


I guess Apple will have to let the Genie out of the bottle... one way or the other.

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet & Mobile
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 01:00

Dans un précédent article (What are you looking for'), j'ai eu l'occasion d'évoquer le lancement du nouveau moteur de recherche de Microsoft, et son changement de nom… j'ai entre autres mis en avant qu'un bon point de départ pour Microsoft serait une marque forte et une campagne marketing de qualité…

 

Et bien nous y sommes… Microsoft a lancé Bing le 1er Juin (La date officielle était elle au 3 juin).

 

Avant de parler de marque et du moteur de recherche, prenons un peu de recul pour voir quelle pourrait être la stratégie de Microsoft.

 

La firme de Redmond ne va pas gagner la guerre des moteurs de recherche contre Google:

C'est fini. Microsoft a perdu.

En effet, la seule issue pour Microsoft dans le domaine de la recherche Internet, est l'échec… l'échec si Microsoft continue de suivre les règles du jeu établies par Google.

 

Steve Ballmer et ses lieutenants doivent établir de nouvelles règles, et penser comme le Roi David l'a fait devant le géant Goliath.

 

It's not a matter of Skills, but a battle of Wills

 

Dans ce passage de la Bible (devenu un classique depuis) un jeune berger (David) se porte volontaire pour se battre contre le champion des Philistins et donner la victoire à son peuple. Il n’était armé que d’une fronde, alors que le Philistin (Goliath) avait en sa possession Armure, Epée, Lance et Javelot…

 

"David courut à toute vitesse pour se placer et affronter le Philistin. David mit prestement la main dans son sac, y prit une pierre, la lança avec la fronde et frappa le Philistin au front. La pierre s'enfonça dans son front et il tomba la face contre terre.

Ainsi David triompha du Philistin par la fronde et la pierre. Il frappa le Philistin et le tua. Il n'y avait pas d'épée dans la main de David. David courut, s'arrêta près du Philistin, lui prit son épée en la tirant du fourreau et avec elle acheva le Philistin et lui trancha la tête. Voyant que leur héros était mort, les Philistins prirent la fuite."

 

David a donc bien changé les règles du jeu en utilisant ses propres atouts et les outils qui lui étaient familiers, en se gardant bien d'attaquer Goliath sur son terrain de prédilection.

Goliath était lent, et pétri d'arrogance, mais c'est bien ce qu'il lui permettait de résister aux attaques classiques qui a causé sa perte.

 

La situation de Google n'est pas si éloignée de celle du géant de la Bible, en ce sens que sa force est aussi sa faiblesse, les 'mots-clés' ou 'Keywords' qui sont au centre de son moteur de recherche. Microsoft doit casser ce modèle en allant plus loin que les simples 'Keywords', ce que ne peut faire Google,  ne serait-ce que parce que ces fameux mots constituent la pierre angulaire de son business de recherche mais aussi de sa technologie publicitaire 'Adsense'.

 

Microsoft a peu de choses  à perdre avec 8% de part de marché aux Etats-Unis l'année dernière contre 64% pour l'ami Google, Steve Ballmer peut se permettre de tenter des choses… et Google ne peut pas fondamentalement changer sa recherche par mots-clés: Les 'Keywords' sont les fondations mêmes de la société et 'alimentent' son Business Model, malheureusement ils n'alimentent en aucun cas l'ergonomie de la recherche sur Internet…


 

Bing From Jersey

Lors de la Conférence D7 d'All Things Digital, lorsque Steve Ballmer a donc parlé de Bing, j'avoue avoir été soulagé, rien de choquant ou de ridicule dans ce nom là…

Pour les plus anglophiles d'entre nous/vous, ce mot a d'ailleurs des accents assez savoureux, comme dans 'The Sopranos' de la chaine câblée HBO, où nos compères de la Mafia de New Jersey se retrouvent dans un bar…pour adultes nommé 'Ba da Bing'.

La phrase 'Ba Da Bing Ba Da Boom' elle, désigne une exécution ou une tache facile dans l'argot de New York.

Plus concrètement (et en laissant le style Maître Capello de coté), la firme de Steve Ballmer a positionné Bing, non pas comme un moteur de recherche mais comme un moteur de… décision (Decision Engine), ce qui est un coup de Maître en termes Marketing:

Nous ne vous aidons pas à chercher, nous allons vous aider à choisir.

-          Bing a pour ambition de ne pas fournir des pages Web, mais des réponses aux questions que se pose l'Internaute. Ce dernier utilisant le web pour trouver un hôtel, une salle de cinema, des idées de cadeaux, faire des réservations etc…

L'idée est donc de ne pas fournir un catalogue de contenu online mais de donner à l'internaute les éléments qui permettent de prendre une décision.

-          Bing organise le contenu et les résultats non pas via un simple algorithme, mais en analysant les types de résultats qui se sont avérés pertinents pour ces derniers.

Le moteur de recherche se focalise ainsi sur le contenu auquel l'internaute peut attacher de la valeur… ce qui le place entre un moteur de recherche 'classique' et la ligne éditoriale d'un moteur de recherche verticale ('What are you looking for')

-          Bing...filtre les résultats qui sont identifiés comme non pertinents, ainsi en lieu et place d'une quantité impressionnante de résultats de recherche, l'internaute a en face de lieu des résultats passés au tamis, Bing jouant le rôle du Concierge d'un Hôtel, qui oriente les internautes en fonction de leur besoin.

 

Show me the Money

Bing constitue donc un nouveau paradigme dans la recherche internet [Gartner, sort de ce corps!]

Dire que j'ai pu écrire cela… plus simplement, Bing change de posture dans la recherche internet et en conséquence, le marketing web va devoir s'adapter:

-          Un nouveau catalogue Internet centré sur la qualité de résultat

A date les annonceurs achètent la publicité liée à la recherche internet, auprès de Google et Yahoo! (Microsoft n'ayant au mieux que 8% de part de marché)

Bing va changer cela en permettant une recherche plus fine de la part de l'Internaute et donc -mécaniquement- une meilleure adéquation des publicités associées.

-          Une nouvelle approche du SEO (Search Engine Optimization)

Le SEO constitue l'ensemble des techniques visant à donner les d'informations concernant le contenu d'une page web aux robots d'indexation des moteurs de recherche afin d'influencer celle-ci.

Bing ne va plus afficher comme précédemment, TOUS les sites qui seront indexés par le moteur, mais va catégoriser les résultats et limiter le nombre affiché par catégorie et sous catégorie: une recherche pour le groupe 'Wax Tailor' va afficher les catégories 'Biographie', 'Musique', 'Concerts'…

Les stratégies de SEO vont donc devoir s'adapter afin de coller à cette nouvelle méthode d'indexation et d'affichage… et ne plus s'appuyer sur les seuls ’Keywords' chers à Google.

-          Une nouvelle forme de portail Internet

Les moteurs de recherche ont toujours eu pour ambition d'être des portails Internet, à mon sens, seul Yahoo! a réussi avec Yahoo! News, Yahoo! Finance etc…

Bing en tant que 'Moteur de Décision' devient un portail, mais différemment en ce sens qu'il fournit un contenu internet à l'utilisateur (dans le cadre d'une réservation de voyage par exemple), sans l'envoyer sur un autre site: une recherche pour au hasard, 'Avion Dubai' va pouvoir afficher les résultats de prix (sous forme notamment de graphiques, avec notion de tendance), de date, de recommandation par les autres internautes, et bien sur de liens pour acheter les billets et réserver un hôtel.

Les agences media, et les annonceurs vont devoir s'adapter, ne serait-ce que parce que les autres sites de recherche vont intégrer ce genre d'approche…

Ceci constitue une menace de taille pour les portails traditionnels (Yahoo!) et les moteurs de recherche thématiques que sont les moteurs de recherche verticaux (Voir 'What are you looking for')

 

Le Decision Engine de Microsoft emprunte énormément à ce que j'appelle la 'Philosophie du Roi David', et change l'ordre établi, ne serait-ce qu'en innovant, ce qui est somme toute assez rare pour cette firme:

-          Les internautes peuvent avoir des réponses à des questions qui sont saisies dans Bing

-          Les résultats sont affichés en catégories 'Logiques' telles que l'emplacement géographique par exemple, ces catégories 's'affinant' constamment

-          Les résultats sont analysés et présentés afin de trouver des réponses ou des éléments de réponse, non pas des URL (liens web)

 

Bling Bling (facile)

Pour finir, Microsoft va lancer une campagne de publicité de 100 millions de dollars pour le lancement de son nouveau moteur sur le thème de:

 

"Bing helps you overcome search overload and find the best choice faster"

 

"The world doesn’t need just another search engine, it needs a decision engine."

 

Pour être clair, je ne suis pas encore enthousiaste, j'attends de voir si la qualité de recherche est au rendez-vous, et si elle ME parait pertinente.

 

Je n'ai jamais été un fan de Microsoft, mais ce qui me parait important c'est que la firme lance un pavé dans la mare, et quel qu'en soit le résultat, cela va avoir pour effet de bouger les lignes.

 

Comme avec l'arrivée du Palm Pre qui va s'attaquer à l'iPhone d'Apple, il se peut que je ne change pas de baril de lessive, mais quoi qu'il arrive j'accueille avec grande satisfaction le retour de la concurrence: elle permet de réveiller les leaders (assoupis) du marché.

 

 

Comme dirait Steve B: 'Google, je te vois!'

 

@TariqAshraf

Par Tariq Ashraf - Publié dans : Internet
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  • : Tariq Ashraf
  • An Englishman in Paris
  • : Homme
  • : 01/12/1976
  • : Business Finance Media High Tech Technology
  • : Quelques bons mots, un peu d'humour (Anglais), beaucoup de Business (Une deuxième religion), des TMT... somme toute, le regard d'un simple Citoyen (Au sens de la Grèce antique) sur notre société.

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